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Alternatives


Méthane-carburant issu de biogaz pour bus urbains (Lille)


source Solagro

Actualité mise a jour Janvier 2005

La petite unité pilote de la station de Marquette a fait son temps : elle a été arrêtée fin 2004, en attendant la nouvelle unité de traitement qui sera alimentée par l’usine de méthanisation.

En ce début 2005, il n’existe donc plus un seul véhicule en France fonctionnant au biogaz... Bien sur, c’est provisoire : la nouvelle unité sera une vraie unité industrielle, destinée à durer, et non un prototype.

Dommage tout de même de constater que le biogaz carburant ne s’est pas développé en France, comme on aurait pu s’y attendre au milieu des années 1990, mais chez nos amis Suédois : de Stockholm à Göteborg, se met en place un vaste plan biogaz carburant...

Bénéficiant maintenant d’un solide retour d’expérience, les réalisations suédoises rendent obsolètes les analyses ci-dessous, qui concernaient le prototype de Marquette.

Depuis février 2002 : 8 bus au biogaz

Aujourd’hui [jusqu’en 2004], 8 bus fonctionnent au méthane carburant issu du biogaz produit par la station d’épuration de Lille-Marquette, tandis qu’une centaine d’autres ont été acquis entre 1998 et février 2002 directement équipés de moteurs à la carburation au méthane, c’est à dire au gaz naturel pour véhicules(GNV).

Le contexte de l’opération

Les municipalités tentent de réduire les impacts (bruit, pollutions) des transports publics, bus et flottes captives notamment. La recherche de carburants « propres » est l’une des voies envisagée. Dans le panel des carburants « propres » figure le gaz naturel pour véhicule, et plus particulièrement le méthane carburant issu de biogaz., carburant renouvelable et donc substituable aux carburants fossiles. Principal gisement de « méthane carburant » accessible aujourd’hui à de nombreuses collectivités : le biogaz produit par la digestion des boues des stations d’épuration urbaines et bientôt de la part organique issue du tri des ordures ménagères.

Une filière qui a fait ses preuves

La Communauté urbaine de Lille a choisi de valoriser, sous forme de carburant, le biogaz excédentaire (non valorisé par la chaîne de digestion des boues) de la station d’épuration de la Marquette. Cette réalisation, achevée depuis 1995 connaît depuis la mise en service des premiers bus à biogaz, de nouveaux développements, à Lille et dans d’autres villes européennes.

Elle a démontré :

la pertinence de cette stratégie sur la base d’une opération prototype, la faisabilité technique et économique de la valorisation de méthane carburant issu de biogaz, dédié aux bus urbains. confirmé l’excellent bilan, énergétique et environnemental de cette filière fait progresser l’environnement - technologique et réglementaire - nécessaire à la reproductibilité de la filière.

Description

Le biogaz est épuré (concentré en méthane puis séché et purgé de ses impuretés) à un niveau très poussé. Les moteurs des bus diesel ont dû être adaptés à la carburation au méthane. L’opération s’est articulé autour de : la construction d’un site pilote de production de méthane carburant sur la station d’épuration de la Marquette, la transformation d’un premier bus diesel en un bus fonctionnant au méthane carburant issu du biogaz la fabrication d’une première pré-série de 7 autres bus par le constructeur Renault VI.

Production du carburant

L’installation comporte : une unité d’épuration et de compression, une unité de stockage en bouteilles hautes pressions, une borne de distribution.

Conversion des busLes modifications portent principalement sur les systèmes d’alimentation et d’allumage et sur l’installation de réservoirs de stockage du gaz à haute pression.

Bilan environnemental

- utilisation d’un carburant « propre » produit localement et qui bénéficie d’un excellent bilan énergétique (le process génère 2,2 fois plus d’énergie qu’il n’en consomme), -réduction des émissions polluantes à la combustion par rapport au gazole (oxyde d’azote (-70 %), composés soufrés acides (-99%) et particules (-96%), - réduction des pollutions atmosphériques du fait de l’arrêt de la combustion des excédents de biogaz en torchère, -réduction des nuisances sonores de 50 % soit 6 dBa.

Bilan économique

L’unité d’épuration produit un carburant de haute qualité (97 % de méthane) et selon les quantités prévues (production de 50 à 55 m3/heure de carburant), Les résultats économiques laissent entrevoir, un niveau de prix comparable à celui des carburants dérivés du pétrole.

Les acteurs

Maître d’ouvrage du projet : Communauté urbaine de Lille. Initiateur du projet, conception de l’unité d’épuration, assistance à maître d’ouvrage, suivi : SOLAGRO Partenariats techniques : TRANSPOLE, SEMeN, Constructeurs de bus (RVI), distributeurs de gaz (GDF), Partenariats financiers : Union Européenne ; Fonds régional de la maîtrise de l’énergie, ADEME, CUDL Réalisation unité d’épuration : FLOTECH Contrôle : VERITAS

Coût total de l’opération

L’opération pilote (unité de lavage de gaz + 8 bus expérimentaux) : 900 000 euros (6MF). L’opération 100 bus à gaz (achat des bus, aménagement d’un dépôt dédié aux bus à gaz, station de compression du gaz) : 27,6 Millions d’euros, (181 MF).

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