BankTrack, le réseau international des ONG travaillant sur la finance privée, dont les Amis de la Terre sont membres, vient de publier son nouveau positionnement sur les banques privées et le climat, intitulé « A Challenging Climate 2.0 : what banks must do to combat climate change » (Le défi climatique : ce que doivent faire les banques pour combattre les changements climatiques). Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre, précise : « Cette mise à jour intervient deux ans après la première publication et on constate sur le terrain que les choses ont peu évolué depuis 2007. Les banques internationales, dont les grandes banques françaises, continuent de financer les pires projets controversés destructeurs du climat, aux quatre coins du monde. On les retrouve toujours dans les projets d’exploration, d’extraction et de distribution de pétrole et de gaz, comme les sables bitumineux au Canada ; dans l’exploitation des mines de charbon comme les pratiques de mountain top removal aux Etats-Unis : dans la production d’énergie par des centrales à charbon ou encore dans des projets provoquant des déforestations massives ».
Les banques privées doivent absolument changer fondamentalement leurs pratiques d’octroi de crédits et d’investissement, ce qui va beaucoup plus loin que les faibles engagements existants adoptés par une partie de la profession, comme l’explique Sébastien Godinot, coordonnateur des campagnes aux Amis de la Terre : « Les Principes Carbone ou les Principes Climat ne remettent pas fondamentalement en cause ces pratiques, quand les Principes d’Equateur occultent complètement la problématique des changements climatiques dans les financements de projets. Tout cela est totalement insuffisant et n’empêchera jamais le climat de se réchauffer ! ».
BankTrack précise les éléments qui doivent ainsi figurer dans toute politique climatique bancaire, ce que conclut Yann Louvel : « Les banques ne doivent pas financer les fausses solutions aux changements climatiques telles que les agrocarburants ou le nucléaire. Elles ne doivent pas non plus s’impliquer dans la finance carbone où elles n’ont qu’un effet nocif. Toutes ces fausses solutions détournent les banques du seul rôle qui devrait être le leur : la mobilisation de capitaux pour le financement de la transition vers une économie sobre en carbone. Malgré des promesses depuis plusieurs années, nous attendons toujours la première politique sectorielle sur le climat et l’énergie d’une grande banque françaises… ».
Contact presse : Caroline Prak, Les Amis de la Terre, 01 48 51 32 22 / 06 86 41 53 43
(1) Le positionnement « A Challenging Climate 2.0 : what banks must do to combat climate change » est accessible en ligne sur le site de BankTrack en cliquant ici.




