Depuis Novembre 2007, les Amis de la Terre mènent une importante campagne publique pour demander à la Banque européenne d’investissement (BEI), le plus gros bailleur public international et la banque de l’Union européenne, d’arrêter de financer le secteur minier en Afrique tant qu’elle n’est pas capable d’évaluer et de contrôler correctement les impacts des projets.
Les impacts désastreux de l’industrie minière sont aujourd’hui bien connus, et ses effets sur le développement sont remis en cause. Pourtant, la BEI, qui investit massivement dans le secteur minier, n’a aujourd’hui aucune norme sociale ou environnementale lui permettant d’évaluer sérieusement les projets qu’elle finance : elle les approuve sur la seule base de leur rentabilité.
Afin de respecter son mandat de développement, et d’éviter la destruction de l’environnement et des conditions de vie des populations causée par des projets miniers, la BEI doit instaurer un moratoire sur le financement de projets miniers en Afrique, tant qu’elle n’a pas réformé ses pratiques.
La BEI doit, dans le processus de révision de ses normes :





