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Aller plus loin...

Appel "ALIMENTONS LES REGIONS"
(2 février 2010)

Forum Régional de la biodiversité cultivée Méditerranéenne
(14 octobre 2009)

Les 25 ans du Mouvement des Sans Terre du Brésil à Paris…
(1er octobre 2009)

APPEL Pour la reconnaissance des PNPP, alternatives aux pesticides de synthèse
(12 janvier 2009)

Colloque International d’Agroécologie "Nourriture, Autonomie, Paysannerie" à Albi du 27 au 30 novembre 2008
(27 novembre 2008)

27-28 octobre 2008 : Semons la biodiversité
(27 octobre 2008)

20 et 21 septembre 2008 : Rassemblement pour "Une agriculture pour vivre"
(20 septembre 2008)

Centre de formation « Le chant du pissenlit »
(17 août 2008)

"Arrêtons la domination des entreprises multinationales sur l’alimentation"
(8 juin 2008)

Intervention de Guy Kastler lors de la plénière finale de Planète Diversité, 15 mai 2008
(20 mai 2008)

Les purins au jardin, c’est sain et ça marche : F’ortie’ch !
(6 avril 2008)

LETTRE OUVERTE au Président de la République par un Collectif d’Intellectuels et d’ ONG
(23 mars 2008)

Contre la consommation dirigée,Pour une démarche citoyenne
(12 février 2008)

"Quelles plantes pour des agricultures paysannes : les méthodes de sélections"
(28 octobre 2007)

Inauguration du barrage du Gabas : les associations manifestent
(31 juillet 2007)

Les Murs à Pêches de Montreuil- sous-Bois.
(23 juillet 2007)

Projection du film "We feed the world"
(23 avril 2007)

Les Plantes Médicinales, patrimoine de l’humanité, en danger !
(12 avril 2007)

Soutien à Cohérence : Lettre ouverte aux députés et aux sénateurs de l’ouest
(21 février 2007)

lettre de KOKOPELLI, février 2007.
(11 février 2007)

Soja : Le modèle de développement irresponsable, insoutenable et antidémocratique dans le Paraguay actuel.
(26 décembre 2006)

Semences : l’association Kokopelli lourdement condamnée par la Cour d’Appel du tribunal de Nîmes.
(23 décembre 2006)

Comment utiliser les extraits de plantes : prêle, ortie, consoude, fougère.
(3 décembre 2006)

NON à la destruction de la BIO par l’Europe :"Résistons à l’exclusion par les normes industrielles"
(13 novembre 2006)

"Construire un Monde Solidaire" répond d’une plainte de Limagrain pour "Association de Malfaiteurs" !
(16 octobre 2006)

"Faucheurs Volontaires de Val-Petit-Epeautre", le jeu de rôles.
(16 octobre 2006)

« Campagne contre les naufrageurs du vin »
(10 octobre 2006)

Lettre au préfet du Rhin
(9 octobre 2006)

Céréales anciennes et boulangerie paysanne
(8 octobre 2006)

Marche de protestation contre l’implantation d’une porcherie industrielle en Alsace
(7 octobre 2006)

Un élevage concentrationnaire de 16000 porcs en Alsace menacent la plus grande nappe phréatique d’Europe !
(6 octobre 2006)

Pour un commerce équitable partout ! Changeons la loi !
(13 juillet 2006)

"Etat de nécessité" pour les Faucheurs Volontaires. La Charte.
(8 avril 2006)

La Charte d’Accueil Paysan
(6 avril 2006)

La Charte de" Nature & Progrès "
(6 avril 2006)

Les 10 principes de l’agriculture paysanne
(6 avril 2006)

Choisir ses semences
(3 avril 2006)

Groupement d’achats et petits producteurs, même combat
(2 avril 2006)

" Pour une ruralité ouverte et solidaire" : les Groupements Fonciers Agricoles (GFA)
(24 mars 2006)

Des citoyens s’engagent aux côtés des producteurs...
(10 février 2006)

Qu’est-ce qu’une AMAP ?
(10 février 2006)

Société Civile pour le Développement d’une Agriculture Durable en Ile de France
(10 février 2006)

Je participe à l’achat collectif de terres agricoles
(1er février 2006)

Je participe à l’organisation de réseaux de consom’acteurs, je crée un groupement d’achat et/ ou une AMAP
(1er février 2006)

Je choisis les jardins communautaires.
(1er février 2006)

Je suis curieux des fruits et légumes rares.
(1er février 2006)

J’évite de consommer des poissons d’élevage.
(1er février 2006)

Je cultive mon jardin
(1er février 2006)

Je mange moins de viande
(1er février 2006)

Je reste informé de l’actualité sur les OGM.
(1er février 2006)

Je consomme des produits issus de l’agriculture biologique.
(20 janvier 2006)

J’achète des produits locaux, de saison.
(12 janvier 2006)

Appel national pour l’interdiction de l’irradiation des aliments
(6 janvier 2005)

Alternatives / Actions


Appel "ALIMENTONS LES REGIONS"

Pour le droit à une alimentation saine et équilibrée pour tous,

Pour une politique foncière agro-écologique,

Pour l’emploi des jeunes

Intervenons ensemble dans le débat des régionales 2010

www.alimentons-les-regions.fr



Faire de la question alimentaire une priorité en matière de développement, ce n’est pas revenir en arrière, mais bien répondre aux défis auxquels l’humanité est confrontée (crise alimentaire, préservation de la biodiversité, changement climatique). C’est aussi et surtout ouvrir à l’ensemble de nos concitoyens une perspective d’emplois, et d’emplois utiles, que ni l’industrie, ni les services ne peuvent à eux seuls satisfaire. C’est répondre aujourd’hui à une demande sociale émergente de la part de jeunes, de plus en plus nombreux, de plus en plus qualifiés, qui aspirent à s’installer professionnellement dans l’agriculture nourricière. C’est répondre aux difficultés d’approvisionnement de la restauration collective en matière d’alimentation de qualité et de proximité.

Faire de la question alimentaire une priorité, c’est construire avec le Sud une réponse durable pour en finir avec la faim, en fondant la souveraineté alimentaire, du niveau local au niveau international, sur des politiques agraires favorisant la multiplication des lopins vivriers et sur la création de filières de formation et d’installation massive de jeunes dans les métiers de l’agro-écologie et de l’alimentation saine.

Faire de la question alimentaire une priorité, c’est remettre en cause les politiques d’aménagement du territoire et d’urbanisme qui consomment en France l’équivalent de 60 000 hectares par an d’espace agricole, soit la disparition d’un département tous les six ans. C’est utiliser le foncier pour changer de développement et permettre aux citoyens de reconquérir de nouvelles libertés, de nouveaux droits.

Faire de la question alimentaire une priorité, c’est freiner le développement des grandes surfaces et soutenir le commerce de proximité indépendant, le développement des marchés de plein air et celui des infrastructures de transformation et de stockage.

Faire de la question alimentaire une priorité, c’est remettre en cause un développement économique qui s’accommode, depuis plusieurs décennies, d’un niveau de chômage et de précarité salariale élevés, n’épargnant aujourd’hui aucune classe sociale. Et qui, pour préserver des privilèges exorbitants de quelques uns, conduit nos dirigeants à sauver sans contrepartie un système financier malfaisant et injuste, en chargeant les contribuables, les salariés, et les générations futures d’un très lourd fardeau, sans servir l’économie.

Faire de la question alimentaire une priorité conduit à :

* permettre aux paysans de vivre de leur travail face aux exigences financières de la grande distribution et de certains secteurs agro-alimentaires. Le rapport récent de l’Observatoire des prix et des marges permet de bien mettre en évidence que les producteurs (et notamment les producteurs de lait) et les consommateurs sont les dindons de la farce d’une politique publique qui vise à accréditer les slogans publicitaires et mensongers de la grande distribution s’autoproclamant défenseur du pouvoir d’achat.

* considérer que même si nous avons besoin de tous les agriculteurs, il faut mettre un terme à une certaine agriculture qui nous nourrit de plus en plus mal (développement des cancers, baisse de la fertilité) qui épuise et pollue les sols et l’eau et qui détruit la biodiversité agricole et sauvage. Le développement des algues vertes en Bretagne lié à la concentration de l’activité porcine ou la disparition des zones humides du marais poitevin due aux exigences hydrauliques démesurées des cultures du maïs en sont des exemples parmi bien d’autres.

* développer et valoriser la biodiversité agricole et sauvage (plantes et animaux) dans les fermes, favoriser les échanges de savoir-faire et de semences reproductibles entre paysans et jardiniers, promouvoir les races animales locales rustiques et protéger le patrimoine régional contre les OGM, la bio-piraterie et la concurrence économique déloyale ; diversifier la production et favoriser l’autoproduction alimentaire.

* concevoir des règles d’urbanisme qui freinent l’étalement urbain et qui associent la construction de logements sociaux à l’accès à une parcelle de terre agricole.

* intégrer à l’instruction obligatoire une éducation au jardinage et à la cuisine, afin de nous rendre moins dépendants des produits transformés de l’agro-industrie.

* offrir à ceux qui le souhaitent, et notamment aux jeunes, la possibilité de produire et distribuer une alimentation saine et accessible à tous et d’avoir accès aux ressources (foncier, eau, semences reproductibles, petits équipements, logement…).

Faire de la question alimentaire une priorité, c’est donc l’affaire de tous.

Dans le prolongement de l’action « Alimentons l’Europe » lancée en mai dernier par Minga et Nature & Progrès pour interpeller les candidats aux élections européennes, les élections régionales de mars prochain doivent être l’occasion de mettre ces questions au premier plan en invitant chaque candidat à se déterminer sur des objectifs précis et quantifiés qui se traduiront notamment par :

* un plan Emploi régional pour l’installation paysanne, articulé notamment sur des processus d’apprentissage (initial ou continu) de recherche, de formation et d’accompagnement pour promouvoir les projets de petite taille et les techniques de culture agro-écologique, pour répondre entre autres aux besoins de la restauration collective (hôpitaux, maisons de retraite, cantines,..)

* une politique foncière ambitieuse pour protéger et développer la production alimentaire, en priorité en périphérie urbaine

* un comité de suivi citoyen pour apprécier l’avancée de ce plan tout le long de la mandature (veille citoyenne).

Aujourd’hui, la semence est devenue également une marchandise confisquée par le droit de la propriété intellectuelle et la terre un objet de spéculation sans précédent, alimenté notamment par l’étalement urbain et le mitage de l’espace rural. La mise en débat public de ce sujet va donc soulever de fortes oppositions. Ce n’est pas un hasard si les timides tentatives réglementaires de protection n’aboutissent pas (loi de 2005 sur le développement des territoires ruraux).

Forts de ce constat, nous appelons donc à la constitution d’une large mobilisation citoyenne pour s’organiser autour de groupes régionaux afin de concrétiser des propositions en rapport avec les territoires de chaque région avant la fin de l’année.

A l’initiative de Minga, Nature et Progrès, Frères des Hommes

Premiers signataires :

Réseau Semences Paysannes, Amis de la Terre France, Comité National de Liaison des Régies de Quartier (CNLRQ), Coopaname, Action Consommation, Confédération Paysanne, Réseau Ecobatir, les AMAP d’Ile de France, de Rhône Alpes, du Limousin et de la Région PACA, Terre de Liens Rhône-Alpes, FNAB - Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France, Fruits Oubliés Réseau, Slow Food France, Agrisud International, Alliance Paysans, écologiste, consommateurs Loire, terre et Humanisme, les AMAP de la Région Nord Pas-de-Calais, La Fédération des AMAP de Picardie

Personnalités :

Dominique Méda (agrégée de philosophie), Jean Gadrey (professeur d’économie), Jacques Testart (directeur honoraire de recherches à l’INSERM), Isabelle Stengers (philosophe, Université Libre de Bruxelles), Christian Jacquiau (diplômé d’expertise comptable), Christian Vélot (maître de conférences en génétique moléculaire à l’Université Paris Sud), Michel Onfray (philosophe), Marc Dufumier (ingénieur agronome et professeur à AgroParisTech), Philippe Desbrosses (agriculteur, docteur en Sciences de l’Environnement), François Plassard (ingénieur en agriculture, docteur en économie), Olivier Porte (réalisateur), Gilles Clement (paysagiste), Susan George (écrivain), Edouard Chaulet (Maire de Barjac), Jean-Paul Jaud (réalisateur du film "Nos enfants nous accuseront"),