Alors que la France s’apprête à prendre la présidence de l’Union européenne, et après le Grenelle de l’environnement, la mise en place d’une taxe carbone est à l’ordre du jour. De même le dernier rapport du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) préconise la mise en place d’une telle taxe au niveau global. Face à l’urgence écologique et à la nécessité de trouver de nouveaux financements pour assurer la transition vers une société écologiquement soutenable, la fiscalité doit jouer tout son rôle aux niveaux local et global. Mais la soumission au principe néo-libéral de neutralité fiscale risque d’impliquer une diminution conjointe des prélèvements fiscaux et sociaux sur le travail et une réduction du financement de la protection sociale et des services publics.
Avec les textes des interventions du RAC (Réseau Action Climat, Philippe Quirion), du SNUI-Solidaires (Syndicat national unifié des Impôts, Vincent Drezet), d’Attac (Geneviève Azam), de la FSU (Claudie Martens), des Amis de la Terre (Laurent Hutinet) et de la CGT (Bernard Saincy).