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.Procès Erika


Procès Erika : les Amis de la Terre font appel

Par Gwenael Wasse

Suite au verdict du Tribunal correctionnel de Paris rendu le 16 janvier dernier et à l’appel du groupe Total, les Amis de la Terre ont également décidé de faire appel pour que soit confirmée la reconnaissance du préjudice écologique, et que la responsabilité des engagements volontaires s’impose enfin aux entreprises.


Les Amis de la Terre, association nationale agréée pour la protection de l’environnement, confirment par cet appel leur volonté de se battre pour la réparation de tous les préjudices causés par cette catastrophe écologique. A ce sujet, leur avocat Maître Bourdon précise que « bien au-delà de la réparation du préjudice moral subit par les Amis de la Terre, nous souhaitons que ce procès contribue à la prise de conscience par les entreprises que leur responsabilité est également sociale et environnementale ».

Ils espèrent également que cet appel permettra de voir confirmées à la fois la responsabilité juridique du groupe Total, dont ils jugent scandaleuse et tout à fait contraire à l’éthique du droit la proposition d’indemniser les parties civiles qui accepteraient de ne pas faire appel, ainsi que la reconnaissance du préjudice écologique, qu’ils considèrent comme une très grande avancée juridique.

Claude Bascompte, président des Amis de la Terre, commente : « Avec le verdict du 16 janvier, le droit de l’environnement national, européen et international vient de faire un gigantesque bond en avant. Il est très important que la cour d’appel le confirme, alors que les attaques au patrimoine naturel par les entreprises ne cessent de s’intensifier ! Par leur appel, les Amis de la Terre confirment qu’ils veulent être de ce grand combat écologique et démocratique ».

Gwenael Wasse, chargé de campagne pour la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, rajoute : « M. De Margerie a déclaré qu’il ne faisait pas appel de gaieté de coeur, mais par devoir de chef d’entreprise. On le comprend puisque le verdict a porté un coup fatal aux engagements volontaires non-contraignants que les entreprises ne cessent de mettre en avant, et dont la société civile ne cesse de dénoncer l’inefficacité ! C’est aussi ce grand progrès que nous voulons voir validé et renforcé en seconde instance ».


Contact presse :

Caroline Prak, les Amis de la Terre
01 48 51 32 22 / 06 86 41 53 43