Le dernier rapport des Amis de la Terre dénonce le rôle majeur des Institutions financières internationales dans le soutien public aux fossiles : il révèle que la Banque mondiale a doublé ses financements aux fossiles en 2008, tandis que la Banque européenne d’investissement (BEI) a investi quatre fois plus d’argent dans les fossiles que dans le solaire, l’éolien et le bois biomasse réunis ces cinq dernières années.
Compte tenu de la situation d’urgence climatique et de la nécessité de réorienter tous les investissements vers des modèles sobres en carbone, ces choix de financements sont injustifiables.
En décembre 2009 se déroulera la conférence internationale de Copenhague sur les changements climatiques, d’une importance sans précédent : elle dessinera l’avenir climatique de l’humanité. A cette date, comme tous les autres acteurs, Banque mondiale et BEI doivent s’engager : elles doivent revoir radicalement leurs stratégies pour financer la réduction et non la hausse des émissions de GES.
Les Amis de la Terre demandent à Nicolas Sarkozy de mettre en cohérence la participation française au sein des IFI avec les objectifs de lutte contre les changements climatiques.
En tant qu’actionnaire important, la France doit se positionner explicitement et activement au sein de la Banque mondiale et de la BEI pour leur demander de :
1. Calculer les émissions induites par leurs financements et investissements
2. Fixer des objectifs de réduction de leurs émissions de GES induites
3. Stopper le financement public des énergies fossiles
4. Stopper le financement public de l’aviation




