467 “lapins” posés à Société Générale pour dénoncer son retard climatique

Montreuil, le vendredi 9 mars 2018 - Depuis le début de la semaine, Société Générale est la cible d’une campagne de mobilisation des Amis de la Terre et d’ANV-COP21 visant à dénoncer son soutien au projet de terminal d’exportation de gaz de schiste Rio Grande LNG au Texas. Près de 467 rendez-vous ont été annulés dans de nombreuses agences, et des actions directes non-violentes sont prévues pendant deux jours.

Suite à la parution du rapport des Amis de la Terre “Société générale : plein gaz sur les fossiles” [1] le 5 mars 2018, une vague d’actions cible Société Générale. Dans le viseur des militants : le soutien persistant de la banque aux énergies fossiles les plus polluantes que sont les sables bitumineux, les gaz et pétrole de schiste, les forages en Arctique et en eaux ultra profondes et les terminaux de gaz naturel liquéfié.

Pour que la banque mette le climat en haut de son agenda, les militants ont opté pour une nouvelle tactique d’action : perturber l’agenda de ses agences bancaires en réservant des faux rendez-vous partout en France. Au total, 467 rendez-vous ont été annulés à la dernière minute ou remplacés par une discussion avec les agents de la banque sur les impacts des soutiens financiers de la banque sur les droits des populations, l’environnement et le climat.

Vendredi 9 et samedi 10 mars, dans plusieurs grandes villes de France, des actions directes non-violentes sont organisées pour clore cette semaine de mobilisation. À Paris, ce matin, à l’agence Haussmann, 24 militants ont ouvert le bal en perturbant l’activité de la banque munis d’horloges et de réveils symbolisant l’urgence climatique.

Depuis le début de cette campagne, nous constatons que Société Générale reste sourde à l’impératif climatique : nous avons donc décidé de lui remettre les pendules à l’heure ! Nous demandons à Société générale de mettre fin à ses soutiens climaticides, et de se retirer du méga projet gazier Rio Grande LNG qui a lui seul émettrait autant que 44 centrales à charbon et aurait des conséquences dramatiques sur les conditions de vie et la santé des populations locales.” explique Lorette Philippot, chargée de campagne Finance privée aux Amis de la Terre.

Entre 2014 et 2016, Société Générale a accordé près de 6 milliards de dollars aux entreprises qui développent les énergies fossiles les plus polluantes [3]. Elle est la première banque française à soutenir les nouvelles infrastructures d’exportation de gaz naturel liquéfié issu de gaz de schiste en Amérique du Nord. Alors qu’en 2017, BNP Paribas a annoncé son retrait de tout le secteur du gaz de schiste [4] , Société générale, elle, reste à la traîne et annonce des mesures bien trop insuffisantes pour annuler les impacts climatiques, environnementaux et sociaux de la filière [5] .

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