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48 millions de citoyens de par le monde disent à l’OMC : "Touche pas à notre bouffe !"

26 mai 2004,
Par Coordination ATF

Campagne des Amis de la Terre International

OGM et OMC

Alors que les gouvernants et responsables européens ont mis fin au moratoire sur les OGM, les Etats-Unis continuent à instruire le dossier auprès de l’OMC. Si nos braves dirigeants pensaient appaiser les Etats-Unis et les multinationales des biotechnologies, ils se sont apparemment bien trompés. Les Etats-Unis réclament 1,8 milliards de dollars de dédommagement pour 6 ans de moratoire ! Et d’ici qu’une seconde plainte soit déposée pour dénoncer les nouveaux textes réglementaitres européens sur l’étiquetage et la traçabilité, comme autant d’entraves à la libre circulation des marchandises, il n’y a pas loin !

Tant que les Etats-Unis et leurs alliés ne pourront pas inonder l’Europe et le reste du monde avec leurs OGM, ils ne lâcheront pas. Alors que certains dirigeants cèdent sous les menaces, les citoyens résistent et font valoir leurs droits.


25 Mai 2004, Genève (Suisse) Une trentaine de militants écologistes ont aujourd’hui déclaré les abords de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) "zone de risque biologique" et ont fermement dénoncé la plainte contre le moratoire européen sur les organismes génétiquement modifiés déposée devant l’OMC par les Etats-Unis, l’Argentine et le Canada.

Les militants ont déposé devant l’ OMC une pétition signée individuellement par plus de 100 000 citoyens venant de 90 pays et par plus de 544 organisations qui représentent elles-mêmes 48 millions de personnes.

Pour les signataires, dont l’ Archevêque Desmond Tutu et le leader paysan José Bové, l’OMC n’a ni à s’immiscer ni à porter atteinte au droit souverain qu’a tout pays de décider de protéger ses citoyens et leur environnement contre les organismes génétiquement modifiés (OGM).

La pétition (une Requête de Citoyen) devant l’OMC est une des actions de la campagne mondiale ’’Touche pas à notre bouffe !’’ lancée en réponse à la plainte déposée devant l’OMC par les Etats-Unis, l’Argentine et le Canada l’année dernière. Ces pays accusent l’Union Européenne d’entraver le commerce des OGM ; l’échéance officielle pour que les pays membres de l’OMC apportent leurs contributions écrite a été fixée au 25 Mai.

Les signatures ont été déposées après l’ouverture du symposium public de l’OMC (25-27 Mai) inauguré entre autres, par le directeur général de l’OMC, Supachai Panitchpakdi et par le Commissaire Européen au commerce Pascal Lamy,.

Alexandra Wandel, chargée de campagne Commerce International pour la Fédération internationale des Amis de la Terre a déclaré à Genève :

"Cent mille personnes du monde entier ont signé cette pétition pour envoyer un message clair à l’OMC : "Ne touchez pas à notre bouffe, sinon nous mordons !".

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Tournée européenne de la monstrueuse Tomate OGM !
Etape landaise landaise de la campagne Bite Back ou "Bush : Touche pas à ma bouffe sinon je mords !" et récolte de signatures.

L’Organisation Mondiale du Commerce n’a aucun droit pour imposer les OGM à un pays. Partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis, en Argentine et au Canada, notre appel a été soutenu. Nous ne céderons pas sous la pression des Etats-Unis, des multinationales des OGM ou de l’OMC."

Résumé des épisodes précédents :

En Mai 2003, les Etats-Unis, le Canada et l’Argentine ont déposé une plainte devant l’OMC. Ces pays dénoncent le fait que le moratoire de facto de l’Union Européenne et les nombreux moratoires locaux empêchant la culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM) leur ont fait perdre des millions de dollars d’exportations potentielles.

En amenant ce litige devant l’OMC, les Etats-Unis, pays cultivateur et exportateur d’OGM, tentent de forcer l’entrée des produits OGM dans l’Union Européenne et sur le reste de la planète même si partout les populations expriment des inquiétudes sérieuses et légitimes sur les risques que les OGM font courir aux citoyens , aux agriculteurs, à la faune et l’environnement.

Si l’OMC statue en faveur de la coalition menée par les Etats-Unis, l’UE devra faire face à des sanctions économiques ou accepter de plus en plus d’OGM. Après une telle décision, aucun pays en développement n’oserait plus se protéger face aux risques des OGM. Cette décision permettrait aux multinationales d’inonder d’OGM, les nouveaux marchés, surtout dans le Sud. Les signataires considèrent que les décisions concernant la régulation du commerce des OGM doivent être prises en conformité avec le Protocole des Nations Unies sur la Biosécurité et non par l’Organisation Mondiale du Commerce. Le droit des peuples doit être au-dessus du droit des entreprises.

Voir aussi dossier "OGM et Organisation Mondiale du Commerce : enjeux économiques et démocratiques" des Amis de la Terre-France.