
Réseau pour l’après-développement
Plus d’un siècle de développement, de recherche de la croissance économique, de marche plus ou moins forcée -selon l’hémisphère sur lequel on se trouve- vers le progrès technique et scientifique, de tentative de rationalisation de l’économie et de l’emploi -division du travail, gain constant de productivité-, d’industrialisation massive et d’exploitation intensive de la nature. Le résultat escompté, cet avenir meilleur promis à nos ancêtres n’est toujours pas là. En revanche, les inégalités économiques entre régions du monde, et au sein même d’espaces nationaux, se sont considérablement aggravées ; les rapports sociaux dans les pays économiquement riches se sont détériorés ; sous l’impérialisme d’une pensée unique consumériste, des cultures ont disparu ; d’autres sont aujourd’hui en voie de disparition ; la destruction écologique s’est accélérée. Le constat est sombre. Lueur d’espoir : les initiatives d’hommes et de femmes au Sud et au Nord qui courageusement tentent de se réapproprier leur avenir en pratiquant un « art de la résistance ».
« Vous vivez, les occidentaux, dans des cabines luxueuses d’un titanic qui est en train de sombrer et vous ne vous en rendez même pas compte. Moi je ne veux pas venir sur votre titanic ». Léonardo VITERI, représentant de l’Organisation des Peuples Indigènes du Pastaza.
QUOILe Réseau des objecteurs de croissance pour l’après-développement est une association de fait qui regroupe divers types d’organisations et d’individus réunis autour d’une critique radicale du développement « à la mode » occidentale.
QUAND ?De manière informelle des liens se sont tissés depuis les années 60 entre tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, on choisi de s’engager dans la dénonciation et la contestation du système économique mondial libéral, et de son modèle occidental : le développement. Depuis peu, ces liens se resserrent et s’officialisent.
QUI ?Sont membres du ROCADe aujourd’hui : des syndicats paysans, des mouvements anti ou altermondialistes, des écologistes, des personnes engagées dans de réelles et concrètes alternatives, des associations de solidarité internationale, des collectifs de citoyens organisés autour de la défense de leur environnement (au sens large), des individus, des chercheurs universitaires de toutes disciplines (sociologue, économiste, philosophe, géographe, politologue...)..... Ces membres vivent et agissent dans de nombreux pays : Italie, France, Espagne, Allemagne, Angleterre, Belgique, Inde, Sénégal, Suisse, Canada...(voir la carte).
Tous les membres adhèrent à la charte du réseau et se reconnaissent dans l’esprit du manifeste.
POUR QUOI ? Les objectifs du réseau pour l’après-développement.
concevoir et promouvoir résistances et dissidences à la société de croissance et de développement économique.
Travailler à renforcer la cohérence théorique et pratique des initiatives alternatives.
Mettre en œuvre de véritables sociétés autonomes et onviviales.
Lutter pour la décolonisation de l’imaginaire économiste dominant.