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APPEL À FERMETURE DE GOLFECH

Par Groupe local de Midi-Pyrénées

APPEL A FERMETURE DE GOLFECH

Les Amis de la Terre sont depuis longtemps signataires de la Charte du Réseau Sortir du Nucléaire (voir plus loin).

Or la sûreté dans les installations nucléaires ne cesse de se dégrader, tant pour des motifs économiques qu’à cause des changements climatiques. Cela met en péril les salariés des centrales atomiques, mais aussi tous les humains à des centaines de kilomètres à la ronde.

La récente fermeture sans remplacement de l’unique centrale thermique classique qu’il restait en Midi-Pyrénées vise en outre à nous enfermer encore plus dans le tout nucléaire, au risque d’un effondrement du réseau électrique dès le premier pic de froid ou de chaleur.

Forts de l’expérience de l’explosion d’AZF, les AT Midi-Pyrénées estiment aujourd’hui nécessaire que chaque région se prenne rapidement en main pour amorcer dans les faits la sortie de l’électronucléaire que la majorité des Français-e-s appellent de leurs vœux.

Ils ont donc décidé de lancer un appel à l’arrêt définitif, avant 2010, des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Golfech, et invitent toutes les forces citoyennes, politiques et syndicales à se joindre à eux pour en affiner les modalités.

Un premier réacteur peut être fermé immédiatement  : une dizaine des 58 réacteurs français fonctionnent pour l’exportation, et la Région produit bien plus d’électricité qu’elle n’en consomme.

Pour permettre à d’autres régions de sortir aussi du nucléaire, il nous paraît toutefois important que le deuxième réacteur soit remplacé par une capacité de production électrique équivalente.

C’est possible en deux ou trois ans , en construisant à proximité des villes ou des industries les plus consommatrices de petites unités décentralisées (quelques dizaines ou centaines de MW), plus souples et polyvalentes, en cogénération, alimentées par des ressources énergétiques locales, et qui devront à terme être couplées à des réseaux de chaleur (turbines à gaz, puis à biogaz, centrales mixtes pouvant utiliser dans un premier temps du charbon et de la biomasse, puis se reconvertir en tout renouvelable, etc., etc.). Tant que l’on ne commencera pas à fermer des réacteurs nucléaires, tout vrai changement de politique énergétique restera impossible et les vertueux discours sur les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables resteront voués à n’être que du vent.

Marie-Christine Gamberini, novembre 2006 Charte du Réseau Sortir du nucléaire :

- considérant les risques d’accidents majeurs croissants dus au vieillissement des installations nucléaires,

- considérant les dangers que fait courir l’accumulation des déchets radioactifs vis-à-vis des générations présentes et futures,

- considérant les risques pour la santé liés à la pollution radioactive due à toute installation nucléaire,

- considérant le risque de prolifération nucléaire à des fins militaires,

- considérant le coût prohibitif de la filière nucléaire (construction et démantèlement des installations, gestion des déchets radioactifs),

- considérant les dangers que représente le lobby nucléaire pour la démocratie,

- considérant que la France est le dernier pays en Europe à tout miser sur le nucléaire, à cette période charnière où se pose le problème du renouvellement du parc nucléaire français,

nous, citoyens, scientifiques, élus, associations, entreprises... voulons une décision immédiate de sortie du nucléaire.

Nous voulons :

- l’arrêt des projets d’enfouissement de déchets radioactifs,

- l’arrêt du retraitement du combustible usé à La Hague et l’arrêt de l’utilisation du plutonium à des fins énergétiques (combustible MOX),

- l’arrêt des exportations d’électricité et de toute technologie nucléaire,

- le non renouvellement du parc nucléaire,

- la fermeture des réacteurs en fonctionnement.

C’est possible avec :

- le développement des économies d’énergie,

- la mise en place d’une autre politique énergétique basée sur les énergies renouvelables (éolien, solaire, bois,...) fortement créatrices d’emplois,

- le recours en phase transitoire, à des techniques de production énergétique les moins néfastes possibles pour l’environnement (centrales au gaz, cogénération,...).