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Accident de mai 2004 à Roissy

3 juin 2004,

1er juin 2004

Accident à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle

Les Amis de la Terre revendiquent depuis de nombreuses années une limitation du transport aérien et réaffirment ici la responsabilité des élus de la nation quant au développement non maîtrisé du trafic aérien. Ils sont opposés à la croissance rampante de l’aéroport de Roissy qui rend de plus en plus invivable une grande partie de la région Ile de France.

Fort de ce constat, depuis des années, en France et en Europe, les Amis de la Terre exercent une vigilance citoyenne attentive, suivie de propositions, sur les gaspillages, les nuisances de bruit, de pollution ainsi que les déséquilibres dans l’aménagement aéroportuaire des territoires. Autant d’actions à mettre en chantier pour qui se soucie de développement durable.

Dès 2001, lors du débat public sur le 3ème aéroport, les Amis de la Terre ont pointé un manque de logique dans la consultation des riverains : l’implantation de pistes supplémentaires exige une enquête publique mais la construction de terminaux ou d’équipement importants en est exonérée alors qu’elle contribue également à l’augmentation de la capacité de l’aéroport ! Ce point a été rappelé au ministre de l’écologie et du développement durable au cours d’une consultation des associations en avril. Pour information, lors des travaux de l’aéroport d’Heathrow à Londres, la consultation a duré quatre ans. Ainsi, riverains et gestionnaires ont pu contribuer à améliorer le projet (le train a été prolongé jusque l’aérogare, le traitement des eaux amélioré, etc).

A Roissy, nous ne prétendons pas qu’une enquête publique aurait permis d’éviter l’effondrement dramatique d’une partie du terminal mais pour les Amis de la Terre cet accident est l’occasion de rappeler deux dérives regrettables :

La première consiste pour Aéroports de Paris à renforcer exagérément Roissy dans son rôle de centre de correspondance international (hub) en concentrant, de ce fait les nuisances sur la région parisienne, au seul profit d’Air France, mais au détriment de la qualité de vie des riverains. En outre, en consentant des efforts exceptionnels sur un aéroport non conçu pour être un hub, ADP perpétue un régime de faveur envers une compagnie qui n’a même plus de missions de service public.

La seconde dérive est le fait qu’ADP, construit pour Air France des aérogares somptuaires et sophistiqués. Pour les Amis de la Terre la sobriété fonctionnelle de constructions du type terminal T3 aurait été sans doute été moins risquée et aurait permis de dégager des moyens consacrés aux acheminements en transport en commun et dans l’aéroport ainsi qu’à la protection de l’environnement.

Contact pour les Amis de la Terre : Anne Gellé, 06 17 05 55 05