
Comment préparer un salon qui ne soit pas seulement un événement pour les estivants, les résidents secondaires, mais qui soit aussi et d’abord le résultat d’une prise de conscience locale pour favoriser une terre durable et solidaire, pour favoriser une île avec une économie durable ?
Après le premier salon, le commerce équitable a pris sa place sur l’île de Groix. Ainsi du café équitable peut se boire à la librairie café, en en chambres d’hôtes.Un rayon de produits alimentaires issus du commerce équitable se trouve dans l’épicerie du centre bourg. Enfin on peut trouver jusqu’à 14 cafés équitables différents à acheter sur l’île. C’est une formidable nouvelle. Nous ne connaissons pas de lieu équivalent, en France et ni même aux Pays-Bas avec une telle possibilité.
Mais voilà que ce soit le commerce équitable où les légumes bios, si la qualité est reconnue, le prix est plus élevé(aucune subvention, le respect de la solidarité ou des eco-systèmes n’a pas d’aide équivalente à celle de l’agriculture intensive sous perfusion).
De nombreuses questions se posent sur la manière de compter dans ce monde. Un film comme « Who’s counting ? » aborde ce sujet avec beaucoup d’humour. Ce documentaire a été proposé le 31 janvier 2004 à Groix, avec l’aimable accueil de la librairie l’Ecume des Jours pour la projection et la convivialité du lieu.

Aux vacances de février, l’association Les Cartophiles nous a montré son diaporama à la Salle des Fêtes. Ce fut l’occasion de parler des terres de Groix autrefois. Onze cents cultivatrices sont recensées en 1900, voilà une activité pour se nourrir, de tous les jours. Une terre pauvre certes mais très choyée avec l’apport régulier du goémon, des vallons entretenus, et donc des récoltes précieuses …etc.
Enfin, la Cap Lorient avec son plan d’actions pour du développement durable (Agenda 21), va favoriser une agriculture de proximité pour les cantines. Comme notre association s’intéresse au lien le plus court possible entre producteurs et consommateurs nous avons eu une après-midi d’information à ce sujet en mars.
Ces moments, en plein hiver, étaient une manière d’annoncer les thèmes des Rencontres (conférences-débats, exposés) qui se sont tenu lors du second salon « CAP sur le bio, l’écologie, le commerce équitable » les 20, 21 et 22 août 2004. Il reste capital pour Les Amis de la Terre de donner une vision globale des enjeux de solidarité avec les hommes et avec notre petite planète.
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Les Amis de la Terre ont lancé l’idée de constituer une AMAP (Association pour le Maintien de L’Agriculture Paysanne) entre consommateurs et producteurs, en commençant par la pomme de terre. Dans une AMAP, des consommateurs s’engagent à prendre une quantité définie sur l’année. Les consommateurs regroupés dans une AMAP, permettent à un producteur de se concentrer sur ses terres, de planifier ses cultures et le décharge de la recherche de clients ou de la vente sur le marché.
Lors du salon, une famille a annoncé son arrivée prochaine en agriculture bio sur l’île . C’est la plus belle et grande nouvelle depuis notre existence !
Un long article dans Le Télégramme avec Jean Claude Pierre a annoncé notre salon et chaque jour , les deux journaux relaient l’événement.
Des films drôles et pédagogiques, les débats, les conférences ont attirés beaucoup de monde. Visiblement le public cherche à mieux comprendre.

En préparation Fin octobre 2004, les Amis de la Terre tiennent leur AG et fêtent leurs trois années.
Début novembre, une enquête publique pour l’immersion des boues de dragage reconnues toxiques se tient à Groix. Peu de temps après, une mobilisation sans précédent a pris place à Groix, puis au Pays de Lorient contre les immersions de ces boues. Un grand moment de prise de conscience et de refus ! Des textes sur ce site, sur les boues de dragage et les immersions en mer éclairent une réalité peu connue en France .
Ps : Pour la problématique des boues de dragage au Pays de Lorient voir aussi : le site « ile-de-groix.info » un site privé.