Le 30 septembre dernier, la mairie de Toulouse avait sorti gâteaux sec et jus de fruits labellisés commerce équitable : et pour cause, il fallait faire bonne figure face aux 300 de ceux qui s’étaient déplacés pour voir la présentation de son avant-projet de plan d’action 2006-2008.
La phase concertation de l’agenda 21 s’était achevé fin 2005. Les toulousains y avaient été invités à s’exprimer sur les problématiques du développement durable. La municipalité a depuis digéré les quelque 700 propositions qui en sont issues et a pondu un plan d’action qui en reprend quelques-unes et en repousse beaucoup d’autres.
En dehors des quelques actions phares, nombre des actions retenues sont qualitatives (ex : « inciter au co-voiturage et à l’auto-partage »). Question : se verront-elles assigner un objectif de moyen (campagne de pub...), ou de résultat (réduction de la circulation..) ? Et de façon générale, que se passera-t-il si un des objectifs n’est pas atteint ? Une partie des propositions ont été écartées sous le prétexte « hors compétence municipale » : en gros, toutes celles concernant les transport en commun, comme si le maire de Toulouse n’avait absolument rien à voir avec TISSEO.
Inutile de rêver, les propositions les plus intéressantes ont été repoussées au nom d’un laconique « Contraintes techniques / réglementaires / financières » qui noie dans le même bain les idées contraires à la loi et celles, nombreuses, dont Moudenc ne veut pas entendre parler, comme : « étendre le périmètre des journées sans voiture », ou : « Interdire la culture d’OGM sur la commune » : vous ne croyiez tout de même pas que Moudenc, fraîchement converti à l’écologie, allait rejoindre les faucheurs !
Alexandre Zerbib, novembre 2006