Après le temps politique, le temps des actes !

Montreuil, le 2 avril 2014 – Suite à la nomination de Manuel Valls au poste de Premier Ministre, la composition du « gouvernement de combat » promis depuis lundi soir par François Hollande vient d’être annoncée. Les Amis de la Terre prennent acte de la nomination de Ségolène Royal au poste de ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie.

Après les départs de Nicole Bricq (1 mois), Delphine Batho (12 mois) et Philippe Martin (9 mois) et avec la nomination ce matin de Ségolène Royal, la valse continue au Ministère de l’Ecologie, qui ne garde plus de durable que le nom du développement qu’il se targue de mettre en oeuvre. En effet, jamais dans l’histoire portefeuille ministériel n’avait connu une telle instabilité et hélas un tel manque d’ambition et de moyens.

De renoncements en désaveux, la première partie du mandat présidentiel n’a cessé de marquer le désintérêt de François Hollande pour l’écologie. Ségolène Royal sera-t-elle la ministre qui sera à la hauteur des enjeux environnementaux ? Nous l’attendons très rapidement sur la Loi de transition énergétique qui piétine au ministère et dont les premières informations fournies nous inquiètent au plus haut point. L’exemplarité de la France tant clamée par le passé va-t-elle enfin devenir une réalité ? Le nouveau binôme constitué par Ségolène Royal et Laurent Fabius sera-t-il capable d’obtenir un accord ambitieux et contraignant fin 2015 quand la France accueillera la 21ème Conférence des Nations Unies sur le climat. Que va devenir la Stratégie nationale pour une transition écologique vers un développement durable (SNTEDD) ?

Les Amis de la Terre attendent avec impatience l’affinage du périmètre de ce nouveau ministère. Un flou important demeure en effet sur la répartition des compétences en matière de transports, de consommation ou d’industrie.

Le « gouvernement de combat » annoncé par François Hollande est désormais en place. De combat, il sera en effet question dans les mois et années à venir. Un combat qui demande une mobilisation de tous et des mesures ambitieuses, aptes à répondre à l’urgence écologique. Les citoyens demandent la mise en œuvre de solutions concrètes pour enrayer l’accroissement des inégalités et la mainmise des multinationales sur l’environnement et enfin, construire des sociétés soutenables. Après le temps des tractations politiciennes doit venir celui des décisions dans le sens de l’intérêt général. Il y a urgence !

Contact presse : Caroline Prak – 06 86 41 53 43

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