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Bilan énergétique 2006 : Un tout petit peu d’air

18 mai 2007,
Par Cyrielle Den Hartigh

Le Ministère de l’Economie et des Finances a remis le 5 avril 2007 le Bilan énergétique 2006 de la France, que vous trouverez ci-dessou. Une fois corrigée des variations climatiques, la consommation totale d’énergie primaire (273,2 Mtep, -0,3%) et la consommation finale (177,1 Mtep, +0,6%) évoluent peu par rapport à 2005.


La répartition de la consommation, en revanche, confirme plusieurs évolutions. La hausse de celles du résidentiel et du tertiaire (+1,1%) et des transports (+1%) reflète la poursuite de la hausse de la consommation et des importations de biens. La baisse de la consommation finale de l’industrie (-0,7%) montre la poursuite de la désindustrialisation et des efforts de sobriété industrielle, qui demeurent contrastés selon les secteurs. La hausse des ventes de carburants routiers (+0,4%) se poursuit malgré le niveau historique des cours du pétrole, et montre, si besoin était, la totale dépendance des transports à cette énergie.

Le vent, timide rayon de soleil Seule bonne nouvelle, le volume des renouvelables dans la consommation primaire, même hors agrocarburants, est en hausse. L’essentiel en est dû à la bonne pluviosité, qui, en 2006, a accru la production hydroélectique de 8%. Cette hausse a permis un moindre recours aux centrales thermiques et explique l’essentiel de la baisse des émissions de GES par le secteur énergétique. Seul l’éolien fait une poussée remarquée de 1 à 2,2 Twh (+120%). En 2007, cette tendance se confirme et la hausse du photovoltaïque s’annonce forte en raison de la hausse des tarifs de rachat.

Le schéma joint montre que la part des renouvelables demeure extrêment modeste - plus encore compte tenu du fait qu’y sont inclus l’incinération des déchets et les agrocarburants et bien que la production énergétique domestique y soit ignorée (paneaux solaires individuels, chauffage au bois, ...). Les pertes diverses occasionées par la production électrique montrent clairement l’inefficacité de la centralisation du réseau, tout comme celle de l’utilisation abusive de l’électricité, notamment pour le chauffage. Les données de l’Etat confirment ainsi l’inannité des mythes nucléaires.