Du 10 au 12 octobre, s’est tenu à Hong Kong le plus grand rassemblement mondial à ce jour, de chercheurs en biologie synthétique, cette biologie des manipulations génétiques extrêmes. A côté de ces brave scientifiques qui veulent recréer la vie à partir de rien, on retrouve aussi de nombreux partenaires industriels et financiers comme BP, Chevron, Shell, Virgin Fuels, DuPont, Microsoft, Cargill et Archer Daniels Midland. Comme toujours, l’industrie et les scientifiques foncent sans le moindre contrôle citoyen, mais en nous promettant monts et merveilles
Les Amis de la Terre ont tenu à traduire le rapport de l’ETC Group pour informer un large public sur les enjeux réels. ( pour en savoir plus sur ce groupe, voir : www.etcgroup.org)
Pick oil, explosion du prix des carburants et crise climatique entretiennent l’enthousiasme des entreprises pour une « révolution basée sur le génie génétique », que certains n’hésitent pas à décrire comme une transformation profonde de la production de nourriture, d’énergie, de matériaux, de la médicine et de bien d’autres domaines. Les partisans de la convergence des nouvelles technologies nous promettent un futur post-pétrole plus vert, plus propre où la production de composants économiques importants ne dépendra plus des énergies fossiles, mais de plateformes technologiques alimentées par le sucre des plantes. Cela peut paraître suave et propret, mais la prétendue « économie du sucre » va encore accélérer l’emprise des grandes entreprises sur tout ce qui touche aux plantes, ainsi que la destruction à grande échelle de la biodiversité.
La future économie de la biomasse se basera sur les manipulations génétiques extrêmes - un ensemble de technologies qui sont encore en développement : séquençage rapide et bon marché des gènes, éléments biologiques fonctionnant à la demande, manipulation et conception de génomes, fabrication de matériaux et de systèmes d’exploitation nanotechnologiques. Le dénominateur commun à toutes ces technologies – biotechnolologies, nanotechnologies et biologie synthétique – est que toutes utilisent la manipulation d’organismes vivants à l’échelle nanométrique.
Cette convergence des technologies entraîne aussi une convergence de la puissance des multinationales. Ces nouvelles technologies du génie génétique attirent des milliards de dollars d’investissement de la part de géants de l’industrie de l’énergie, de la chimie ou de l’agroalimentaire, comme DuPont, BP, Shell, Chevron, Cargill, notamment.
Pour lire la suite de ce rapport de l’ETC Group ouvrir le document qui suit :
Biocarburants et nanotechnologies : marchandiser jusqu’au dernier fétu de paille