Pick oil, explosion du prix des carburants et crise climatique entretiennent l’enthousiasme des entreprises pour une « révolution basée sur le génie génétique », que certains n’hésitent pas à décrire comme une transformation profonde de la production de nourriture, d’énergie, de matériaux, de la médicine et de bien d’autres domaines. Les partisans de la convergence des nouvelles technologies nous promettent un futur post-pétrole plus vert, plus propre où la production de composants économiques importants ne dépendra plus des énergies fossiles, mais de plateformes technologiques alimentées par le sucre des plantes. Cela peut paraître suave et propret, mais la prétendue « économie du sucre » va encore accélérer l’emprise des grandes entreprises sur tout ce qui touche aux plantes, ainsi que la destruction à grande échelle de la biodiversité.
La future économie de la biomasse se basera sur les manipulations génétiques extrêmes - un ensemble de technologies qui sont encore en développement : séquençage rapide et bon marché des gènes, éléments biologiques fonctionnant à la demande, manipulation et conception de génomes, fabrication de matériaux et de systèmes d’exploitation nanotechnologiques. Le dénominateur commun à toutes ces technologies – biotechnolologies, nanotechnologies et biologie synthétique – est que toutes utilisent la manipulation d’organismes vivants à l’échelle nanométrique.
Cette convergence des technologies entraîne aussi une convergence de la puissance des multinationales. Ces nouvelles technologies du génie génétique attirent des milliards de dollars d’investissement de la part de géants de l’industrie de l’énergie, de la chimie ou de l’agroalimentaire, comme DuPont, BP, Shell, Chevron, Cargill, notamment.
Pour lire la suite de ce rapport de l’ETC Group ouvrir le document qui suit :
Biocarburants et nanotechnologies : marchandiser jusqu’au dernier fétu de paille
Rapport du ETC Group (Manipulations génétiques extrêmes et "économie du sucre" dans l’ère de l’après-pétrole)




