Le prix de l’essence qui a fortement augmenté, pèse lourd sur le budget de millions de Français et ce n’est qu’un début. Pourtant, on ne peut souvent utiliser que sa voiture car les réseaux de transports sont inexistants. Avec la fin du pétrole bon marché en vue, c’est une priorité sociale que de mettre en place des réseaux de transports en commun pour que des millions d’usagers puissent se déplacer quotidiennement, sur de courtes ou moyennes distances, à bon marché.
Pourtant à la SCNF, c’est le TGV qui rafle tous les capitaux et on annonce la suppression de milliers de lignes “secondaires”... La priorité reste toujours aux longues liaisons, essentiellement pour une minorité de personnes très mobiles, aux dépens de la majorité et de ses difficultés quotidiennes croissantes.
Un autre défi des années à venir est la lutte contre l’effet de serre. Pourtant, les projets routiers se multiplient. En fait, avec la Bordeaux-Pau, c’est la main d’oeuvre bon marché du Maroc que l’on veut désenclaver. Il n’y a pas de mondialisation des échanges sans infrastructure de transport. Notre argent de contribuable permettra à de grandes firmes qui peuvent délocaliser vers la Maroc, de ramener leurs produits vers l’Europe et de concurrencer jusqu’à la ruine des petites et moyennes entreprises locales.
Même si le rail est préférable à la route, le TGV reste inadapté aux attentes sociales. Quant aux autoroutes, ils ne font qu’aggraver les changements climatiques et ne tiennent aucun compte de l’évolution du prix du pétrole. Dans quelques années, ils seront vidés et on pourra faire du skate board, de Bordeaux à Pau...