La SFI a lancé une révision majeure de ses politiques sociales, environnementales et de divulgation, transformant ses règles contraignantes en normes flexibles et subjectives. La révision est très fortement critiquée par la société civile, des investisseurs et même des industries à la fois pour cette nouvelle orientation de fond, et pour le processus de consultation. Ce processus est précipité, hâtif, et ne rend pas public tous les documents clés dans les langues adéquates. Du fait du manque de crédibilité de ces consultations, de nombreuses organisations ont choisi de les boycotter et de manifester partout où elles se déroulent dans le monde.
« Plus de flexibilité est une autre manière d’éviter de prendre des engagements contraignants », explique Sébastien Godinot des Amis de la Terre. « En tant qu’institution de développement, la Banque mondiale a l’obligation de protéger les populations locales et l’environnement. Nous demandons des règles plus strictes en leur faveur, non des standards flexibles conçus pour favoriser les intérêts des multinationales ».
Le processus de révision aura un impact significatif car la SFI a un portefeuille d’activités de 23,5 milliards de dollars dans les pays en développement en 2004, et parce que ses standards sont de plus en plus suivis par d’autres institutions. Les vingt grandes banques privées ayant signé les principes d’Equateur (qui représentent 75% des financements de projets dans le monde) se sont ainsi engagées à suivre les normes de la SFI. De même, plusieurs agences de crédit à l’exportation prennent ces standards en compte.
Les signataires de la Plateforme demandent :
le respect des normes internationales les plus élevées en matière sociale, environnementale, de droits humains et du travail comme condition d’accès aux prêts de la SFI ;
l’établissement de mécanismes de mise en oeuvre et de contrôle des normes nettement plus efficaces, en rejetant la proposition d’auto-contrôle par les seules entreprises ;
la mise en place de conditions pour un dialogue significatif avec les populations affectées, et la reconnaissance des droits internationalement garantis des populations indigènes ;
l’accès à l’information dans un format, une langue et un calendrier adéquats.
Notes :
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Voyez également le site de la Plateforme des droits, règles et responsabilités et ses analyses et propositions.
Contact presse :
Sebastien Godinot 01 48 51 18 92 / 06 68 98 83 41