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C’est aux pays riches de prendre l’initiative

16 avril 2004,
Par Coordination ATF

Exposition virtuelle
Les gouvernements doivent lutter ensemble contre le changement climatique, mais c’est aux pays riches de prendre l’initiative puisqu’ils sont les premiers responsables du problème.
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Des délégués aux négociations des Nations unies sur le climat. C’est aux pays riches de prendre l’initiative ! © Leila Mead/IISD/ENB

« Au cours de sa vie, un enfant né dans un pays riche va consommer, polluer et produire plus de déchets que cinquante enfants nés dans des pays en développement. Nos modes de vie énergivores mènent notre planète droit dans le mur. »
George Carey, archevêque de Canterbury

Le changement climatique est un problème qui nécessite une coopération internationale. Cependant, tous les pays n’ont pas le même rôle à jouer. La menace à laquelle nous sommes confrontés résulte surtout du mode de vie des sociétés riches, industrialisées, et de leurs besoins excessifs en combustibles fossiles, brûlés le plus souvent de manière inefficace et incomplète. Les pays riches doivent aider les pays pauvres à lutter contre les effets du changement climatique. Ils doivent aussi leur permettre de choisir des technologies respectueuses du climat et de fournir à leurs citoyens une énergie propre et abordable. Ce point est crucial, car les émissions des pays émergents comme la Chine et le Brésil éclipseront bientôt celles des nations riches s’ils adoptent le même modèle industriel, basé sur les énergies fossiles.

En 1997, des gouvernements ont conclu un traité international, le Protocole de Kyoto, qui oblige les pays industrialisés à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% avant 2012, par rapport au niveau de 1990 qui oblige les pays industrialisés à diminuer leurs émissions des gaz à effet de serre de 5% sur la période 2008 - 2012, par rapport à leur niveau de 1990. Les Etats-Unis et l’Australie s’étant retirés du traité, il faut impérativement que la Russie ratifie le protocole pour qu’il entre en vigueur. Le Protocole de Kyoto est un bon début, mais reste très insuffisant car il nous faudrait réduire nos émissions de 80% à 90%.

Les gouvernements doivent agir ensemble. L’absence de véritable mise en œuvre de cet accord international n’est pas une excuse pour ne rien faire chez soi. Jusqu’ici, l’Union européenne a joué un rôle moteur dans les négociations internationales. Appliqué correctement, le système d’échange de droits d’émissions dans l’Union européenne pourrait fournir les incitations nécessaires, puisqu’il assigne aux entreprises des quantités limitées d’émissions à respecter. L’Europe doit continuer à montrer le bon exemple en s’engageant à des réductions drastiques d’émissions à long terme. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons inciter d’autres pays à agir.