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CONFERENCES au salon MARJOLAINE 2007- 9 au 18 novembre

9 novembre 2007,

32e édition du salon Marjolaine dédiée à la bio et à la nature pour des écocitoyens qui s’engagent dans la sauvegarde de l’environnement. Avec 500 exposants, 77.000 visiteurs, un cycle de conférences sur les thèmes environnementaux et 120 ateliers, Marjolaine est le salon de référence dans le domaine du bio et des produits sains.

vendredi 16 novembre : nocturne (21h)

Parc Floral de Paris, Bois de Vincennes - de 10h30 - 19h Paris www.salon-marjolaine.com/images/conf.pdf & www.salon-marjolaine.com


Vendredi 9 novembre : Objectif Terre

14 h : La bio , une agriculture du 21ème siècle

Si l’agriculture industrielle a dominé le XXème siècle, siècle industriel par excellence, tout laisse à penser que l’agriculture biologique sera celle du XXIème siècle. Sa conception du monde est plus conforme à la réalité. Elle a dès l’origine compris que le monde vivant n’était pas une “machine” et encore moins un champ de bataille où le plus lourdement armé – de pesticides ! - l’emporterait. Elle a élaboré ses pratiques en se basant sur une vision de la terre perçue comme une communauté d’êtres vivants complémentaires. C’est pourquoi les solutions qu’elle propose sont les seules capables de relever les défis du nouveau siècle. Matthieu CALAME, ingénieur agronome, président de l’Institut Technique d’Agriculture Biologique pendant 3 ans, auteur de "Une agriculture pour le XXIème siècle ; Manifeste pour une agronomie biologique".

16 h : Pour la création d’une juridiction internationale de l’environnement ?

Laisser impunis les auteurs des atteintes les plus graves à l’environnement constituerait un crime contre les générations présentes et un crime contre l’humanité pour les générations futures. Les préjudices portés à l’environnement sont rarement cantonnés à un seul territoire et sont parfois provoqués par des personnes de nationalités diverses. Même si les dégradations sont localisées sur le territoire d’un seul Etat, ce dernier n’a pas toujours les moyens de poursuivre leurs auteurs. C’est pourquoi il est proposé la création d’une chambre spécialisée de la Cour Pénale Internationale ayant pour mission de réprimer les atteintes les plus graves à l’environnement comme la CPI a actuellement pour mission de réprimer les crimes de guerre les plus graves ainsi que les crimes contre l’humanité. Philippe GENIN, avocat, ancien bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Lyon, ancien président de la Chaire Lyonnaise des Droits de l’Homme.

Samedi 10 novembre : L’esprit de la nature

14 h : Le biomimétisme

Interroger les martins-pêcheurs pour que les TGV consomment moins d’énergie ; observer les termitières pour réduire la climatisation ; se mettre à l’écoute des forêts tropicales pour augmenter l’efficacité de notre tissu industriel ; examiner les lentilles d’eau pour faire de meilleurs panneaux solaires... c’est à un étrange voyage dans le monde vivant que nous invite le biologiste Gauthier Chapelle, persuadé que les organismes vivants, champions par définition de la durabilité, détiennent les réponses à la plupart des grands défis environnementaux auxquels l’humanité est confrontée aujourd’hui. Gauthier CHAPELLE, naturaliste, ingénieur agronome, docteur en biologie, responsable scientifique à la Fondation Polaire Internationale depuis sa création et co-fondateur de Biomimicry-Europa.

16 h : Plantes et animaux : lesquels sont les plus évolués ?

Tout le monde s’accorde à dire que les animaux sont plus évolués que les plantes, et que l’être humain occupe le sommet de l’évolution biologique. Il m’a paru intéressant de vérifier si un tel consensus était réellement solide, et si l’animal était vraiment supérieur à la plante. Surprise : lorsqu’on examine, point par point, la biologie de ces deux groupes d’êtres vivants, on constate que les plantes, bien qu’immobiles et dépourvues de cerveau, parviennent à des réalisations grandioses, dont les animaux sont incapables. En outre, elles n’utilisent pour cela que des matières premières ubiquistes et triviales : l’eau, l’air et la lumière solaire. Peu à peu, face à la sobriété, à la dignité et à la beauté des plantes, l’animal apparait comme un être attachant, mais transitoire, naïf, glouton et terriblement gaspilleur..." Francis HALLÉ, botaniste spécialiste des arbres et des forêts tropicales, chef des missions du “radeau des cimes“ sur les canopées de forêts équatoriales de 1986 à 2003

Dimanche 11 novembre : Prospective

14 h : Terre 2100Quelle vie quotidienne laisserons-nous à nos enfants ?

Peut-on imaginer les techniques de tous les jours dans un monde durable ? tel est le défi que, après le travail des années 90 (récit du prochain siècle) l’équipe de l’association Prospective 2100 s’est posé. Quelles sont aussi les tensions risquant d’accompagner la transition entre le vieux monde, celui de la surconsommation, des montagnes de déchets et de l’effet de serre et le nouveau monde qui reste, non pas à inventer, mais à construire ? Thierry GAUDIN, ingénieur de formation, prospectiviste et spécialiste des processus d’innovation, fondateur du Centre de Prospective et d’Evaluation du ministère de la Recherche et de la Technologie, président de l’association internationale “Prospective 2100“.

16 h : Enjeux écologiques et anthropologiques du siècle

Le siècle actuel constitue pour l’humanité un carrefour critique où peut se jouer son avenir. Le modèle économique dominant depuis les années 80 est en grande partie inadapté aux nouveaux enjeux écologiques mais aussi anthropologiques qui émergent. Le politique lui aussi est interpellé et le Grenelle vert français en constitue un exemple. Comment articuler ces enjeux et lier la lucidité nécessaire sur les risques à un désir positif de faire franchir à l’humanité un saut qualitatif dans sa propre histoire ? Patrick VIVERET, philosophe, magistrat à la Cour des Comptes, auteur notamment de "Reconsidérer la richesse" et de "Pourquoi ça ne va pas plus mal ? “

Lundi 12 novembre : Actualités bio

14 h : La bio : un acte durable au quotidien

Le développement durable est entré dans notre quotidien. Lorsque l’on achète des produits biologiques, on se demande parfois si notre démarche est véritablement “durable“. De nombreuses initiatives (complémentaires au simple respect réglementaire) démontrent que les entreprises sont engagées dans la protection de l’environnement à la fois en choisissant le mode d’agriculture le plus vertueux : le bio – mais au-delà dans ses choix d’emballages, énergétiques, de mode de transport ou encore dans des relations sociales plus respectueuses des salariés et des partenaires au nord comme au sud. Histoire de rester en cohérence avec le choix initial de la bio et les demandes de plus en plus concrètes de consommateurs exigeants et avertis. Plusieurs entreprises témoignent de l’intérêt de ces approches plus globales. Fabien BOISARD, vigneron au Domaine du Mortier ; Jean-Yves FOUCHÉ, président de Biofournil ; Jean-Marc LEVEQUE, responsable développement bio à Triballat ; Samuel GABORY, gérant de Etamine du Lys ; Maria PELLETIER, Pdg de Moulin Marion ; Jean VERDIER Pdg de Naturgie. Table ronde animée par Cécile FRISSUR, déléguée générale de Synabio.

16 h : Les enjeux de la nouvelle réglementation bio européenne

La révision de la réglementation bio européenne (CEE n° 2092/91) datant de 1991 est en cours, pour une entrée en vigueur en 2009. Une première mouture proposée par la Commission européenne en décembre 2005, accusée de niveler la bio par le bas et de ne répondre qu’aux intérêts d’un marché en forte croissance, a suscité de nombreuses craintes et critiques de la part des professionnels français et européens. Après de nombreuses négociations et modifications, le nouveau texte a pris ses distances avec celui d’origine. Que contient-il réellement ? Qu’est-ce qui va changer ? La qualité et les valeurs de la bio sont-elles sauvegardées ? Le consommateur va-t-il s’y retrouver ? Faut-il s’inquiéter ? Cécile FRISSUR, déléguée générale de Synabio ; Guy KASTLER, chargé de mission à Nature & Progrès ; Juliette LEROUX, chargée de mission à la FNAB ; Mariane MONOD, chargée de mission pour l’agriculture biologique au ministère de l’Agriculture ; Jacques PIOR, chargé de mission pour la bio à l’APCA ; Anton PINSCHOF, membre français du CA d’Ifoam Europe ; Serge LE HEURTE, responsable qualité à Biocoop. Table ronde animée par Christine RIVRY-FOURNIER rédactrice en chef de la revue Biofil

Mardi 13 novembre : Dans le sillage de Pierre Rabhi

14 h : La ferme des enfants : pédagogie et écologie

Dans le sud de l’Ardèche, la Ferme des Enfants créée en 1999 par Sophie Rabhi fait rêver : cette école maternelle et primaire basée sur une pédagogie Montessori jouxte une ferme où les enfants cultivent un potager et s’occupent des animaux. Cet apprentissage qui intègre tous les aspects de la vie et fait grandir les enfants dans un espace vivant, ancre l’acquisition des savoirs et prépare au métier d’être humain. A proximité, dans le Hameau des Buis seront construites de manière écologique une vingtaine d’habitations pour des retraités qui expérimenteront dans 2 ans la solidarité transgénérationnelle. Laurent BOUQUET, ancien chef d’entreprise de travaux forestiers, directeur de la Ferme des Enfants et responsable avec on épouse Sophie Bouquet-Rabhi du projet du Hameau des Buis.

16 h : Entreprendre sans prendre

C’est dans un contexte d’urgence humaine et écologique qui appelle à la fédération et à la mobilisation des consciences que le projet des Amanins a été initié par Pierre Rabhi et Michel Valentin. Dans un site préservé de 55 hectares dédié à l’agro-écologie, se construit un centre de séjours dont l’objectif est de concilier la sensibilisation, l’expérimentation, et la pédagogie avec l’accueil et la solidarité. Chacun peut s’initier au maraîchage, à la fabrication de fromage, à l’éco-construction… faire ses premiers pas dans une écologie vivante et concrète. Michel VALENTIN, entrepreneur depuis plus de 28 ans, il a mis son capital, ses compétences de gestionnaire au service d’un projet à dimension collective et humanitaire dans la philosophie développée par Pierre Rabhi.

Mercredi 14 novembre : Ecologie et société

14 h - Pesticides, révélations sur un scandale français

Tandis que nous n’ignorons rien des méfaits des pesticides sur notre santé et celle de la terre, par quels incroyables disfonctionnements les autorités s’avèrent-elles incapables de lutter contre ce fléau sanitaire particulièrement menaçant ? Le tableau des responsabilités dressé par les deux auteurs soulève l’indignation. Une enquête sans concession qui fait exploser le vernis de notre démocratie. Fabrice NICOLINO, journaliste écologiste, actuellement à Terre Sauvage, auteur de "La France sauvage racontée aux enfants" ; François VEILLERETTE, enseignant, co-fondateur et président du Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF), auteur de “Pesticides, le piège se referme“.

16 h - Mondialisation et industrialisation : les limites du productivisme

A travers l’évolution de produits aussi symboliques que le pain et le vin, nous verrons comment la mondialisation libérale, menée au bout de sa logique, n’est simplement pas viable. Comment, focalisée sur la seule notion de rentabilité, elle finit par broyer les cultures, les savoir-faire, la biodiversité, un certain art de vivre... Et si la limite du productivisme résidait justement dans sa propension à tout uniformiser ? Déjà, des alternatives émergent… Raoul Marc JENNAR, docteur en science politique, chercheur à l’Urfig (Unité de Recherche, de Formation et d’Information sur la Globalisation), auteur de "Europe la trahison des élites" et de "Menaces sur la civilisation du vin" ; Patrick HERMAN, paysan agrobiologiste et journaliste, auteur de "Numéro d’écrou 20671 U : lettres au détenu José Bové" et de "La Roue ou la noria des saisonniers agricoles" ; Nicolas SUPIOT, paysan boulanger sous mention Nature & Progrès et président du Réseau Semences paysannes

Jeudi 15 novembre : Environnement et santé

14 h : Les cancers de l’environnement, une maladie de société ?

Via notre mode de vie et l’organisation de la société, la pollution chimique a envahi notre environnement et notre alimentation. En réaction, nos organismes, devenus réceptacles de multiples toxiques, développent de nombreuses pathologies dont divers cancers. Au-delà des remèdes préconisés pour traiter les malades, n’est-ce pas la logique même du système qu’il faut interroger ? Les réponses médicales proposées ne sont-elles pas porteuses des mêmes avatars que le modèle qui les a engendrées ? Et la place de la prévention dans tout ça ? André PICOT, toxicochimiste, directeur de recherche honoraire au CNRS ; André CICOLELLA, chercheur en santé environnementale et président de la Commission Santé des Verts. On lui doit "Alertes santé" (co-écrit avec Dorothée Benoît-Browaeys) et "Le défi des épidémies modernes" ; Cécile BAUDET, rédactrice en chef adjointe d’Alternative Santé et auteur de “Cancers et médecines complémentaires“.

16 h : Des blés de qualité pour du pain bio en Ile de France : société civile, chercheurs et paysans se mobilisent

Plus on intensifie la production et plus on perd en qualité : ainsi, l’industrialisation de la fabrication du pain – de la sélection des semences à la panification – a fait qu’on se retrouve avec des variétés de blé fragiles, souvent chimico-dépendantes et inadaptées aux panifications artisanales. L’expérience de recherche participative menée en Ile de France vise à réadapter des semences anciennes à leur terroir d’origine pour leur permettre de développer l’intégralité de leurs potentiels gustatif et nutritionnel, qualités dont bénéficieront les pains biologiques et artisanaux qui en seront issus. Brigitte FICHAUX, diététicienne, auteur de nombreux ouvrages dont "La nouvelle cuisine familiale" et "Bien manger, c’est facile et c’est pas triste" ; Jean François BERTHELLOT, paysan boulanger, administrateur du Réseau Semences Paysannes (RSP) ; Isabelle GOLDRINGER, chercheur en génétique végétale à l’INRA ; Olivier RANKE, Centre d’écodéveloppement de Villarceaux, producteur biologique sous mention Nature & Progrès (IdF).

Vendredi 16 novembre : choix de société

14 h : Biométrie, fichages, puçages : attention à la dérive sécuritaire

Le thème de la sécurité a envahi notre espace. L’usage des caméras de surveillance, bornes biométriques, puces et autres bracelets électroniques, s’est banalisé sans que l’opinion publique ne s’émeuve des dangers de ces technologies pour les libertés publiques et individuelles. Le puçage des animaux se généralise dans un silence pesant. Le fichage des élèves devient la règle. Et que dire du fichage génétique, réalisé sur simple présomption de culpabilité, sans possibilité de s’y soustraire sous peine de délit continu ? Jean-Philippe JOSEPH, professeur d’économie et de droit, observateur de la prolifération des technologies sécuritaires et du biopouvoir notamment dans les établissements scolaires, des intérêts industriels impliqués, auteur de "Vivendi, anatomie de la pieuvre" et de "Ne laissez pas les machines jouer avec les enfants" ; Jean Jacques GANDINI, avocat, notamment du collectif refus ADN, auteur de nombreux ouvrages dont "Les droits de l’homme" et "Le procès Papon" ; Guy BASTIANELLI, paysan bio, membre de la confédération paysanne ; un représentant du groupe Oblomoff, collectif de réflexion et de critique sur les sciences et les technologies.

16 h : Quel choix de société derrière la sélection du vivant ? ou Parlez-moi d’eugénisme

Pour répondre à des besoins d’intensification et de commercialisation, des animaux de ferme et des semences alimentaires ont été soumis, génération après génération, à une hyper sélection qui a abouti à une grande fragilisation des espèces touchées : un drame pour la biodiversité. Cette logique simpliste d’approche du génome - perçu comme un simple mécano – a donné les OGM aujourd’hui incontrôlables. Maintenant, c’est notre ADN qui est convoité. N’est-il pas temps de se poser la question du projet de société qui dicte de tels choix ? Mathieu CALAME, agronome - chargé de programme à la fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme, auteur de "Une agriculture pour le 21ème siècle " ; Guy KASTLER, chargé de mission à Nature & Progrès, auteur de "La dégénérescence du vivant" et de "OGM, sécurité, santé" ; Jacques TESTART, biologiste, directeur de recherche à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), président de l’association Inf’OGM et auteur de nombreux ouvrages dont "Le Vivant manipulé" et "Le vélo, le mur et le citoyen - que reste-t-il de la science ?"

19 h : Nucléaire : parole au professeur Youri Bandazhevsky

Certaines informations n’ont pas de prix : celles que nous délivre le professeur Bandazhevsky lui ont valu cinq années d’emprisonnement dans son pays. Mais que sait-il donc que les autorités internationales tiennent à dissimuler à ce point ? Quels accords lient l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour que les retombées de la catastrophe de Tchernobyl soient ainsi minimalisées ? Pourquoi cette chape de plomb ? Comment, depuis sa libération, aidé par la Criirad, il continue son combat. Professeur Youri BANDAZHEVSKY, ancien recteur de l’Institut de médecine de Gomel au Belarus, qui se bat pour la vérité sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl ; Romain CHAZEL, vice président de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) ; Sergiu POPESCO, traducteur.

Samedi 17 novembre : Quelle humanité, pour quel avenir ?

14 h : Comment les riches détruisent la planète

Chacun sait aujourd’hui l’état de la biosphère. L’existence même de l’humanité est menacée par cette crise sans précédent. Tandis qu’il devient vital de briser la spirale de la consommation, la caste des oligarques, n’ignorant pourtant rien de la gravité de la situation, poursuit son existence prédatrice et ne pense qu’à accroître ses privilèges. Alors que les puissants détiennent une partie des clés du changement, ils semblent plus enclins à sacrifier la démocratie… que leurs profits ! Hervé KEMPF, journaliste au Monde, de nombreux autres ouvrages dont “La vie en cage“ et “La guerre secrète des OGM“.

16 h : Eloge de la simplicité volontaire

Si certains ne sont pas prêts à changer, d’autres en revanche élaborent déjà les solutions qui changeront la donne et permettront à l’homme de poursuivre son existence sans que celle-ci affecte la planète. Vivre en harmonie avec la terre, c’est fonder sa vie sur d’autres bases, d’autres valeurs que celles, prédatrices, sur lesquelles repose actuellement notre société. Et si la solidarité, l’échange, la cordialité et la simplicité devenaient les ferments de la nouvelle civilisation à inventer ? François PLASSARD, ingénieur en agriculture et docteur en économie, cofondateur du SEL Cocagne de Toulouse (Système d’Echange Local) et initiateur du projet EcoHameau. Il vient de publier "Fraternité, équité, liberté, pour une nouvelle constitution ?" ; Hervé-René MARTIN, écoconstructeur, auteur de "Eloge de la simplicité volontaire" ; Michel BERNARD, rédacteur en chef de la revue Silence. Débat animé par Frédéric DURAND, maître de conférence à l’Université Toulouse II le Mirail, auteur du livre "Développement durable, environnement et décroissance" (titre provisoire) ;

Dimanche 18 novembre : Des solutions pour demain

14 h : Vision globale pour l’avènement d’une société équitable

A quoi pourrait bien ressembler une société fonctionnant sur des réseaux horizontaux, plutôt que sur les axes de décisions pyramidales que nous connaissons aujourd’hui, lesquels supposent une dynamique de centralisation des pouvoirs dont la faiblesse et les limites, mais surtout la nocivité, sont désormais avérées. Et si la collectivité était capable de fonctionner autrement, selon des rapports davantage fondés sur la mutualisation des savoirs, les synergies et la répartition équitable des pouvoirs et des avoirs ? Alain MARCOM (sous réserve) membre du Réseau éco-bâtir et d’ARESO (Association Régionale des Eco-constructeurs du Sud-Ouest) ; Emmanuel ANTOINE, administrateur de MINGA association militant pour plus d’équité dans le commerce ; Jordy VAN DEN AKKER, président de Nature & Progrès. Débat animé par Thierry BRUN, rédacteur en chef de la rubrique économique et sociale de l’hebdomadaire POLITIS.

16 h : Cultivateurs d’autonomie et d’équité

Pascale Solana nous emmène à la rencontre de ces hommes et femmes, tous attachés à la Terre, qui oeuvrent concrètement aux changements profonds dont la société a besoin. Ils ne font pas la une des journaux, et pourtant, c’est dans leurs pas que nos enfants mettront les leurs. Durabilité, éthique, autonomie et solidarité sont leurs guides. Entretiens de Pascale SOLANA, rédactrice en chef de "consom’action" et auteur de "Passions bio", avec : Jean-Louis FINE, producteur de plantes aromatiques et médicinales, responsable de la Sica Biotope des montagnes ; Richard MARIETTA, paysan sous mention Nature & Progrès, président de N&P Tarn, pratiquant la traction animale et l’écoconstruction ; Suzanne OLLAGNON, paysanne fromagère sur une ferme en biodynamie, collaboratrice occasionnelle de la revue "Biodynamis" ; Padrig ANDREV, paysan breton en agroécologie, passionné par la sauvegarde et la valorisation de la biodiversité animale et végétale.



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