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Cancéropôle de Toulouse

Par Groupe local de Midi-Pyrénées

Communiqué de presse publié le 12 septembre 2005
la dépollution des terrains militaires

A la réunion de la CLIP du lundi 12 septembre 2005, dans les locaux de la DRIRE, la DGA nous a présenté, en toute transparence, les travaux envisagés de dépollution des terrains de l’ancienne poudrerie de Braqueville ainsi que ceux des ballastières (où des milliers de tonnes de poudre B et de nitrocellulose ont été stockées depuis la fin de la première guerre mondiale 14-18).


A l’issue de cette présentation, bien que l’Armée semble animée par de bonnes intentions, il apparaît que concrètement rien n’ait été fait pour dépolluer les 56 hectares du site à moins d’un an de la pose de la première pierre de l’hôpital du cancéropole prévue le 1 juillet 2006.

Les travaux de dépollution pyrotechnique sont en attente de la publication d’un décret ministériel et des ses arrêtés d’application.

Les travaux de dépollution chimique ne peuvent commencer qu’après les travaux de dépollution pyrotechnique et après que l’Etude Détaillée des Risques soit faite. Cette EDR ne peut toujours pas se faire en raison des risques d’explosion sur site.

Cela nous apparaît d’autant plus important que des armes de guerres chimiques ont été testées dans un « ensemble demi-grand chimique » sur les bords de la Saudrune

On nous annonce environ 300 sondages à réaliser, ce qui représente proportionnellement deux fois et demi moins que ce qui a été fait sur le site AZF voisin (+ de 1000 sondages pour 70 hectares de terrains)

D’ors et déjà, l’Armée nous annonce que les travaux de dépollution ne seront pas terminés avant le début du chantier du Cancéropole, mais qu’ils s’efforceront de libérer une partie du terrain pour permettre l’ouverture des travaux.

Nous sommes perplexes devant cette précipitation : ces terrains sont truffés d’explosifs et d’anciennes bombes des deux dernières guerres mondiales. Comment un chantier de travaux public pourra-t-il être mené en toute sécurité. Quand une bombe est décelée sur un terrain l’évacuation immédiate de la zone doit être effectuée, comme on le voit régulièrement dans ce type de déminage, comme l’exige l’INERIS.

Quand aux ballastières remplies de nitrocellulose et de poudre B, toutes proches du futur site, bien que l’Armée s’engage à les dépolluer, ces travaux seront extrêmement complexes, longs et dangereux. L’élimination des dépôts ne sera pas commencée avant les débuts des travaux du Cancéropole, ni même nettoyé avant sa mise en service prévue pour 2008-2009...

Les filières de traitement (mécaniques, chimiques ou thermiques) DE CES MILLIERS de tonnes ne sont pas encore connues...

Comme nous le disons sans relâche, l’objectif de démarrer dans l’urgence absolue le chantier du Cancéropole va faire prendre de nombreux risques tant aux équipes des divers chantiers de dépollution et de construction qu’à celle des futurs usagers de ce site (personnels, chercheurs, visiteurs ...) : un projet d’une telle ampleur mériterait moins de précipitation.

Alain Ciekanski, président des Amis de la Terre Midi-Pyrénées