Charbon : Engie investit en Turquie

Montreuil, le 7 octobre 2015 – A l’occasion de la publication d’une étude de cas sur les impacts d’un nouveau projet de centrale à charbon en Turquie, Ada Yumurtalik, mené par Engie (ex GDF Suez), de nombreuses organisations turques et françaises demandent, dans une lettre ouverte à François Hollande de mettre fin à ce projet. Pour dénoncer la poursuite des investissements destructeurs de cette entreprise d’État, par ailleurs sponsor de la COP 21, les Jeunes Amis de la Terre ont organisé ce même jour un concert surprise devant le siège d’Engie.

Aujourd’hui, des organisations turques et internationales ont envoyé une lettre à François Hollande pour lui demander notamment de mettre fin au projet de centrale à charbon Ada Yumurtalik, en Turquie. La centrale de 1320 mégawatts serait construite dans la baie d’Iskenderun, dans le sud du pays. Or, comme le révèle une étude de cas publiée aujourd’hui par les Amis de la Terre, le Réseau Action Climat, l’ONG turque Iskenderun Environmental Protection Association et le Climate Action Network Europe, ce projet pourrait avoir des conséquences dramatiques sur l’environnement local, les conditions de vie des communautés et le climat.

«  Le projet d’Engie ne ferait qu’aggraver la pollution provoquée par les centrales à charbon en Turquie qui cause déjà 2876 morts prématurées par an. C’est un demi-million de personnes qui pourraient être demain affectées par le développement du charbon dans la zone où se trouve Ada Yumurtalik.  » commente Malika Peyraut, des Amis de la Terre.

Alors que la Turquie s’apprête à accueillir le G20 sur la finance en novembre (G20 qui a mandaté une étude sur les risques que font peser la poursuite des énergies fossiles), plus de 75 centrales à charbon sont prévues dans le pays d’ici à 2023, malgré l’opposition très forte des communautés locales. Et c’est en solidarité avec des habitants de la baie d’Iskenderun aujourd’hui réunis pour témoigner de leur opposition au projet qu’une vingtaine de militants des Jeunes Amis de la Terre ont organisé un concert devant le siège d’Engie, à la Défense. « Andy », des Rita Mitsouko, est devenue « Dis-moi oui, Engie », et dénonce l’ensemble des projets destructeurs de l’entreprise, et notamment dans le secteur du charbon.

«  La poursuite des investissements charbon d’entreprises françaises comme Engie révèle toute l’hypocrisie du gouvernement à quelques semaines à peine de la COP21. Si la France voulait vraiment être exemplaire en matière climatique, elle devrait notamment jouer réellement son rôle d’actionnaire d’Engie et mettre fin aux investissements destructeurs de l’entreprise, qui de plus est sponsor de la COP21 » dénonce Malika Peyraut, des Amis de la Terre. «  Pour permettre une véritable transition vers des sociétés soutenables, ce sont vers l’efficacité et la sobriété énergétiques, ainsi que les énergies renouvelables dans les mains des citoyens, qu’il faut se tourner. Les grandes multinationales comme Engie doivent mettre fin aux énergies du passé que sont les fossiles et les fissiles. »

Découvrez dès à présent le clip des Jeunes Amis de la Terre !

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Documents annexes
- « Engie : la ruée vers le charbon », 7 octobre 2015 http://issuu.com/amisdelaterre/docs/dpengieturquie
- « Dis moi oui, Engie » des Jeunes Amis de la Terre. Libre de droit.

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