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Charbon : le mauvais calcul des banques françaises

Les banques françaises financent massivement l’industrie du charbon : 30 milliards d’euros de financement au secteur des mines et des centrales à charbon entre 2005 et avril 2014. BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale, responsables de 94 % de ces soutiens comptent parmi les 25 premières banques à avoir financer cette industrie climaticide.

Ces milliards de financements se concrétisent en des projets de mines et de centrales destructeurs. En 2009, onze ans après avoir signé le protocole de Kyoto, en plein Grenelle de l’environnement et à quelques mois du sommet climatique de Copenhague, toutes les banques de financement et d’investissement françaises ont apporté leur soutien à deux énormes centrales à charbon de 4800MW en Afrique du Sud destinées à devenir les troisième et quatrième plus grandes au monde : les centrales de Medupi et Kusile.

Pourtant, en Afrique du Sud, déjà dépendante à 90 % du charbon, les impacts de cette énergie polluante sont bien connus. Les communautés subissent déjà la dégradation de la qualité de l’air, la réduction de leur espérance de vie, la destruction des écosystèmes, et des conditions de travail déplorables pour les travailleurs.

A elles seules, ces centrales grèvent la part allouée au secteur de l’électricité dans le budget carbone de l’Afrique du Sud, en faisant augmenter les émissions totales de l’Afrique du Sud de 17 %. Et l’électricité promise bénéficie en majorité au secteur industriel et minier, et à une poignée de multinationales. La population, elle, voit le prix de l’électricité enfler, sans que les retombées annoncées en termes d’emploi ou d’accès aux services de base ne se soient concrétisées.

Le rapport Charbon : le mauvais calcul des banques françaises, publié en mai 2015 par les Amis de la Terre et Oxfam France, fait suite à une mission de terrain d’un mois mené par les Amis Terre en 2014.

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Ces produits ont été réalisés avec le soutien financier de la Commission européenne. Leur contenu relève de la seule responsabilité des Amis de la Terre France et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’Union Européenne.

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