Grâce à l’association Déclic, les animations se sont poursuivies dans une dizaine d’universités et d’écoles d’ingénieurs. Plus de 40 000 dépliants ont déjà été distribués et des milliers de signatures ont été recueillies par des étudiants membres d’Ingénieurs sans frontières, d’ATTAC ou de la FAGE. Des paysans de la CNDSF* interviennent dans les débats qui sont parfois très animés notamment dans les écoles d’agronomie.
Dans son discours de clôture au Congrès mondial des jeunes agriculteurs à Paris le 13 mai dernier, le Président Chirac déclarait : « Il faut mettre le progrès technologique au service du développement des pays pauvres. C’est dans cet esprit que nous devons aborder la questions des organismes génétiquement modifiés. Il faut s’assurer qu’ils répondent à de réels besoins et que le principe de précaution, qui est essentiel, est bien respecté. Il faut s’assurer également que les OGM ne deviennent pas un facteur de dépendance supplémentaire des agriculteurs des pays en développement, notamment à l’égard des entreprises productrices de semences. Toutes ces conditions de ne paraissent pas remplies aujourd’hui. Par ailleurs, chaque pays doit pouvoir faire des choix en toute souveraineté et dans un esprit de responsabilité. ». Des propos que nous ne manquerons pas de rappeler aux décideurs que nous rencontrerons à l’automne sur cette question.
Alors que 600 millions de paysans souffrent de malnutrition, les Amis de la Terre restent bien décidés à s’opposer aux brevets sur les semences qui obligent les agriculteurs à racheter chaque année des semences, sans pouvoir en produire eux-mêmes. Si vous pouvez, vous aussi, organiser une action de sensibilisation, faire signer la pétition, contacter Marie-Anne à l’association Déclic (01 48 57 86 72) pour recevoir tout le matériel disponible.
* La Coordination nationale de défense des semences fermières (CNDSF) regroupe la Confédération paysanne, le MODEF, la Coordination rurale, la FNAB et le syndicat des trieurs à façon.




