Aujourd’hui et demain, les chefs d’États européens se mettent d’accord sur la position de l’Union Européenne pour la dernière semaine de négociation à Copenhague. C’est le moment ou jamais pour la France de soutenir des engagements chiffrés et ambitieux européens, et de prendre un rôle moteur en annonçant des objectifs nationaux forts, à la fois en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de soutien aux pays du Sud.
Claude Bascompte, Président des Amis de la Terre, revient sur sa réunion avec le Président de la République : « Nicolas Sarkozy ne nous a pas rassurés. Alors que la France pourrait montrer l’exemple en poussant l’Union européenne à Bruxelles, il s’est contenté de messages de bonnes intentions. Les 30% de réduction de GES ne sont pas inconditionnels ; les forêts bénéficieraient de financements publics, mais il n’est pas sûr qu’elles seraient intégralement en dehors des marchés carbone. Plusieurs points clés restent flous : la mobilisation des citoyens doit faire la différence et pousser le Président à trancher dans la bonne direction ! »
Afin de porter leurs demandes et celles des citoyens qui se sont mobilisés massivement ces derniers mois, les Amis de la Terre France ont choisi de se rendre en très grand nombre à Copenhague et de participer à la « marée humaine pour la justice climatique » organisée par les Amis de la Terre International le 12 décembre matin [2].
Hannah Mowat, chargée de mobilisation aux Amis de la Terre explique : « Vendredi, à 8h30, Gare du Nord, 400 militants prendront le train pour Copenhague affrété par les Amis de la Terre. Nous allons à Copenhague réclamer la justice climatique. Nous aurons aussi avec nous un Patchwork de très nombreux messages des citoyens qui n’ont pas pu venir mais qui veulent qu’on porte leur parole à Copenhague. »
Sebastien Godinot, coordinateur des campagnes des Amis de la Terre conclut : « Le mot d’ordre de la « marée humaine », c’est le refus de la compensation carbone : les pays industrialisés ne peuvent payer ailleurs pour éviter de réduire leurs émissions nationales. Cette affluence de militants doit être entendue par les dirigeants français et européens pour que l’Europe dépasse ses blocages et s’engage fermement. »
Les Amis de la Terre rappellent que pour éviter tout emballement climatique irréversible dans le cadre d’une justice climatique internationale, les pays de l’UE doivent :
s’engager à une réduction d’au moins 40% de leurs émissions de GES d’ici à 2020 par rapport à 1990, sans recours à la compensation ;
s’engager pour une participation financière publique aux 140 milliards d’euros par an nécessaires à l’adaptation et l’atténuation dans les pays du sud. Cette participation devra être proportionnelle à la responsabilité historique des pays dans les émissions de GES et à leur capacité financière (PIB par habitant) ;
Rejeter les mécanismes de flexibilité et le marché international du carbone, fausses solutions dans la lutte contre les changements climatiques [1] ;
S’engager pour la mise en place de taxes financières internationales, et en particulier de taxes sur le transport aérien et maritime international, et sur les transactions de change.
Pour tout connaître sur le Train pour Copenhague : www.dubruitpourleclimat.org
Pour suivre les négociations à Copenhague : www.justice-climatique.org
Photos du départ du train disponibles demain sur : http://www.flickr.com/photos/amisdelaterre-france/sets/
[1] Tout sur la finance carbone : www.amisdelaterre.org/Documents-sur-la-Finance-carbone.html
[2] tout sur la journée du 12 décembre : www.dubruitpourleclimat.org/attention-maree-humaine-a
Contact presse : Anne-Sophie, 06 86 41 53 43




