L’Usine MÉTAL BLANC, spécialisée dans le traitement des batteries, est gérée depuis de très nombreuses années dans le plus profond mépris pour l’environnement humain et naturel du site, et génère une pollution aux métaux lourds d’une ampleur considérable et catastrophique.
La situation est particulièrement grave : le personnel de l’usine et les riverains, notamment les enfants du village, sont atteints de pathologies, plombémies, saturnisme, engendrées à la fois par une pollution atmosphérique et une pollution des eaux. La rivière locale (la Murée), affluent de la Meuse, dans laquelle l’entreprise déverse ses eaux pluviales, a perdu toute sa faune piscicole en 1997. Depuis 1999, elle est interdite à la pêche et interdite d’accès au bétail du fait de pollutions chroniques intenses (présence massive de métaux lourds, notamment plomb, cadmium et arsenic). Les eaux souterraines et les sols sont également contaminés.
Pour Ute Pleger, avocate, conseillère juridique des AMIS DE LA TERRE, « ce dossier illustre parfaitement les carences et retards considérables de certaines entreprises françaises en matière de respect des réglementations environnementales ».
Sommée tardivement par le préfet des Ardennes de réaliser des travaux de mise aux normes dans un délai déterminé, la société MÉTAL BLANC s’est avérée incapable de donner suite à ces injonctions administratives.
« La réponse des administrations chargées de surveiller ces installations et d’assurer la protection de la population n’a pas été à la hauteur de cette catastrophe environnementale et humaine dont nous n’avons pas fini de subir les conséquences. »
Outre de nombreux riverains, plusieurs associations agréées de protection de l’environnement dont LES AMIS DE LA TERRE s’étaient constituées partie civile.
Contact presse Ute Pleger : 06 27 14 58 45



