Pour les Amis de la Terre France, les ravages inhérents au recours à l’énergie nucléaire et à la banalisation de la radioactivité restent un des pires risques qui menacent l’humanité et la planète.
Compte tenu de la situation très spécifique de la France dans le paysage nucléaire mondial et de sa responsabilité majeure dans les mécanismes de prolifération de toutes les technologies nucléaires - les ATF seraient donc prêts à envisager le recours transitoire à des centrales modernes au charbon « propre » :
À CONDITION que ces centrales au charbon soient :
Le surplus d’émissions de CO2 serait alors compensé au niveau national par des réductions d’émissions dans les secteurs du bâtiment et des transports routiers et aériens.
En revanche, nous estimons totalement inacceptable que du charbon extrait en France soit transporté sur des centaines ou des milliers de kilomètres pour être brûlé à l’étranger et, bien sûr, que du charbon issu de Pologne, d’Australie ou d’ailleurs soit brûlé en France, comme c’est encore le cas, sous prétexte qu’il est « meilleur marché ». De même, nous refusons que du charbon soit utilisé sous forme de carburant liquide de substitution pour faire rouler des voitures, ou sous forme gazéifiée pour remplacer des hydrocarbures.
Dès lors, pour les Amis de la Terre, l’unique contexte dans lequel pourrait à la rigueur se concevoir la construction en pleine campagne nivernaise d’une centrale thermique de 1000 MW alimentée en charbon local et couplée à une THT serait un plan de sortie en urgence de l’électronucléaire en France et, en particulier :
À défaut, il est clair que pour disposer de ces 1000 MW, il est infiniment plus rationnel, d’un point de vue écologique et humain, de construire :
Cela permettrait :
Bref, la construction d’une centrale nivernaise à charbon « propre » et l’exploitation de la mine associée ne pourraient pour nous s’inscrire que dans le cadre d’un réel projet démocratique de sortie à court terme de l’électronucléaire, que nos élus semblent - hélas - pour l’heure très loin d’envisager... Mais il ne faut jamais désespérer !
NOTE sur la "panoplie d’autres moyens" :
turbines à gaz en cogénération, filière bois-énergie, décentralisation des productions, autonomie énergétique des bâtiments, encouragements réels au développement des énergies renouvelables telles que le solaire, l’éolien, l’hydrolien... et bien sûr, fin des gaspillages et maîtrise de l’énergie !
Pour aller plus loin :
voir le document "Proposition de texte de positionnement sur l’éventualité d’un recours au charbon pour la production d’électricité en France", téléchargeable dans l’article électricité et charbon



