co-organisée avec Solagro
La crise actuelle de l’énergie donne une impulsion sans précédent aux bioénergies. Un terme qui intègre une extrême diversité de ressources organiques renouvelables bois, déchets organiques, cultures et sous-produits agricoles...
Si il y a bien aujourd’hui une ressource qui pose débat, c’est celle des cultures énergétiques et des « biocarburants » ou plus justement les « agro carburants ».
Alors que la fin du pétrole n’est plus un scénario de science-fiction et que le changement climatique est là, pouvons-nous nous passer de la production de biocarburants sur notre sol, en France comme en Europe ?
La question est d’importance même si nous parvenons à diviser par 2 - ce qui est un préalable colossal - la consommation du secteur des transports d’ici à 2050. Selon quelles modalités - écologiques, économiques, sociologiques - nous pouvons produire nos carburants, ici, à moins que nous laissions le soin à d’autres pays de nous fournir en or vert.
Peut on produire une partie de notre « pétrole » - de l’ordre de 20 % en 2050 - à partir de cultures énergétiques et forestières - ?. Sommes-nous sûrs de disposer des surfaces nécessaires ? Entre le pain et le pétrole devrons-nous choisir ?
Alors que l’Europe et la France sont plutôt fières de leur caractère « exportateur » de denrées agricoles, nous sommes aujourd’hui paradoxalement loin d’une autonomie (ou souveraineté) et alimentaire en termes de surfaces disponibles.
Loin d’un catalogue de solutions toutes faites et de la traditionnelle opposition entre filières (les courtes, les industrielles), cette conférence a l’ambition d’éclairer le sujet par les questions qu’il nous semble indispensable de se poser pour permettre au débat citoyen d’élaborer des réponses. Nous présenterons, recul sur plusieurs années et chiffres à l’appui, les leviers et marges de manœuvres explorés dans l’idée de résoudre une équation complexe à plusieurs variables.
Citons, entre autres :
l’arrêt des importations massives de tourteaux de soja (OGM qui plus est) destinés au bétail, et leur remplacement par les sous-produits (tourteaux,) issus de la production de carburants
que ce soit à des fins alimentaires ou énergétiques, le passage à une agriculture propre à faibles intrants, mais productive. Il s’agit de mobiliser les facteurs naturels d’optimisation de la production, négligés jusqu’ici, tel que la biodiversité, la lutte biologique...
les modifications de notre régime alimentaire, sans oublier la chasse aux gaspillages (suralimentation, aliments jetés...) qui représenteraient selon certaines sources, presque autant que ce que nous mangeons.
l’adoption de nouvelles hiérarchies : l’énergie doit être le tout dernier usage de la biomasse, quand les usages nobles ont été satisfaits : bois de construction, médicaments, textiles...
l’amélioration des écobilans de certaines filières, couplée avec un ajustement des opérations aux contextes locaux et à la nécessité de faire des économies d’échelle.
Mercredi 31 janvier 2007
20 heures 30 à Toulouse Salle du Sénéchal
Métro Capitole - Entrée libre.
Organisée par SOLAGRO
et les Amis de la Terre de Midi-Pyrénées
Avec les interventions de :
Christian COUTURIER, responsable du pôle « énergie » à SOLAGRO
Philippe POINTEREAU, responsable du pôle « agro écologie » à SOLAGRO
Jacques BERTHELOT, (sous réserve), enseignant-chercheur en économie rurale, membre de SOLIDARITE, administrateur de SOLAGRO
Pour se mettre dans le bain de la conférence, nous vous proposons de lire le dossier rédigé par SOLAGRO : « Biocarburants : bonnes questions et débuts de réponses »
Sur http://www.solagro.org rubrique publications, sous rubrique biocarburants et bioénergies.
Vous pouvez également nous faire dès maintenant parvenir par écrit quelques-unes des questions que vous souhaitez poser au cours du débat.
Isabelle Meiffren : isabelle.meiffren@solagro.asso.fr
SOLAGRO, 75 voie du Toec, 31076 Toulouse Cedex 3
tél 05 67 69 69 69
mél http://www.solagro.org, sitesolagro@solagro.asso.fr