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Description du projet et méthodologie

1er décembre 1999,
Plomb industriel

Construire une cartographie de la France basée sur un inventaire national.


Chaque lieu industriel transformant le plomb est :

1- localisé sur une carte géographique,

2 - détaillé sur une fiche jointe, sur laquelle apparaissent, des informations sur l’entreprise (nom, adresse, téléphone, fax·).

Diffusion grand public de l’information

Création d’un site web présentant la cartographie de la France, par département.

Choix des sites répertoriés dans l’inventaire

Le plomb, largement utilisé, peut être rencontré en grande quantité dans des sites industriels, ainsi qu’en petite quantité chez des artisans.

On ne peut présumer, a priori, de la pollution en général, ni des risques de saturnisme en particulier, qu’engendre son utilisation.

Un site répertorié dans l’inventaire ne signifie pas qu’il est source de pollution.

En cela, nous nous situons en amont de l’étude d’un inventaire des sites contaminés au plomb. En effet, la contamination et l’éventuel danger que pourraient courir les riverains et l’environnement d’un site transformant du plomb ne peut se faire avant le répertoire des sites existant, sauf dans le cas de certains sites de taille importante, dont on sait déjà que les activités provoquent des rejets plombés.

Les limites imposées à l’aube d’un inventaire obligent à des choix et des approximations, que nous justifions ci-après. Il est bien évident qu’un inventaire est appelé à être mis à jour et que les choix qui ont présidé à ses limites appelées à être modifiées, pour peu que l’expérience ou l’argumentation de ces choix ait une raison d’être.

C’est pourquoi toute indication, toute information, nous permettant de rectifier et compléter cet inventaire nous est de la plus grande utilité.

Nous avons donc choisi de donner la priorité :

  •  aux sites industriels,
  •  aux sites où le plomb est transformé.

    Par exemple le plomb est utilisé dans certains verres colorés ainsi que dans les soudures permettant de fabriquer du vitrail. Nous avons intégré les usines fabriquant des verres colorés ainsi que celles fabriquant les soudures au plomb. Mais nous n’avons pas intégré les fabricants de vitrail, qui ne manipulent tant le vitrage coloré que la soudure au plomb qu’en tant qu’utilisateur final.

    De même, les couvreurs qui travaillent sur la réhabilitation de toits de monuments historiques, et se doivent de rénover, à l’identique, les couvertures historiques, n’ont pas été intégrés, alors que les fabricants d’ouvrés en plomb qui les fournissent l’ont été.

    Quant aux sites historiques, ils sont actuellement répertoriés par le BRGM et disponibles sur BASIAS.

    Le cas particulier des batteries

    Il faut noter également que la plus grosse consommatrice de plomb, la batterie de démarrage (70 % de la production française), dont chacune contient près de 9 kg de plomb, est entrée, dans une chaîne de recyclage bien rodée. Près de 90 % des batteries sont recyclées, et les usines de recyclage sont donc celles qui manipulent les plus grandes quantités de plomb. À ce titre elles sont soumises à la réglementation des installations classées.

    De plus, ce système de stockage, dans les hypermarchés par exemple, pour devoir être simple, pratique et ne pas peser trop lourd sur le dernier maillon de la chaîne commerciale, s’expose à des effets de bord : la rétention et le vol de batteries, par exemple, liés à la spéculation sur le cours du plomb. On pense que les conditions de stockage de ces batteries ont peu de chance d’être respectueuses de l’environnement.

    Les sites non industriels potentiellement pollués

    Un cas courant de site pollué mais non répertorié est celui des champs enrichis en matières organiques provenant de boues de stations d’épuration. Le taux du plomb dans celles-ci est limité 800 mg/kg.

    Non moins courant, celui des décharges, officielles ou sauvages, dans lesquelles toutes sortes de produits, et en particulier des batteries, ont été abandonnés au cours du temps. Nous ne les avons pas inclues dans ce premier inventaire, car aucune transformation industrielle n’y a jamais été effectuée, même lorsqu’elles sont associées à une industrie.

    Toutefois, à l’évidence, un travail complémentaire ou différent qui serait basé sur la pollution par le plomb, les risques sanitaires ou toute autre préoccupation liéeà la dispersion de plomb devrait en tenir compte.

    Les sites pollués à cause de la proche circulation automobile, tels les champs situés près des autoroutes se situent dans un cadre similaire.