Je ne peux tout de même pas leur dire la triste vérité !
C’est pour s’offrir, entre autres, le luxe dérisoire d’un mobilier de jardin en teck, que les hommes de ma génération ont anéanti le réservoir biologique de la planète, faisant disparaître à jamais nombre d’espèces animales et végétales. Que dirait-on de quelqu’un qui, pour se réchauffer un peu les mains, brûlerait des livres d’une valeur inestimable dont il n’existe qu’un seul exemplaire... ?!
Mes petits enfants s’interrogeront peut-être sur la conduite de notre société sur-consommatrice qui (par aveuglement ou égoïsme ?) laisse anéantir les forêts tropicales malgré des conséquences humaines et écologiques dramatiques. Localement, la surexploitation forestière perturbe les modes de vies des populations qui vivent des forêts. La dégradation de leur habitat et de leur environnement les plongent dans la misère. Au niveau régional, c’est à la désertification que mène la surexploitation des forêts, car le sous-sol tropical mis à nu est littéralement lessivé par les fortes pluies. Et au niveau planétaire, les forêts jouent un rôle de régulateur climatique, leur disparition amplifie donc les conséquences du réchauffement climatique.
Alors que faire ?
- Vous pouvez agir en sensibilisant le plus de monde possible, par exemple en nous aidant à faire circuler l’exposition réalisée par les Amis de la Terre Midi-Pyrénées sur le thème de la surexploitation des forêts tropicales. Cette exposition est constituée de 10 panneaux. Elle peut être accueillie en tout lieu public comme les mairies, les écoles et les bibliothèques.
- En prenant contact avec une commune, on peut également demander l’adoption par le conseil municipal d’une résolution privilégiant l’utilisation de bois d’origine locale ou de bois tropicaux certifiés (label FSC).
Merci de votre aide.
Frédérik Bélondrade, janvier 2005