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Eau potable : Orist et alentours

Dans un premier article, nous attirions l’attention sur des informations qui nous étaient parvenues [1]. Veuillez lire ce document avant de poursuivre cette lecture si vous n’êtes pas familiarisé avec la problématique. Nous allons nous intéresser à l’alimentation en eau potable d’une partie de Macs, qui nous sert de modèle. Puis par extension nous survolerons les Landes. La qualité de l’eau est une donnée très difficile à appréhender. Une très abondante documentation officielle existe, mais elle devient vite très confuse devant l’énorme quantité de données qui est en jeu. Nous avons dû développer des modèles de tableurs pour le traitement de ces données.

L’eau distribuée est potable, elle ne présente aucun risque pour la santé. Toutefois, elle peut être non conforme, et dans ce cas des corrections doivent être apportées, pour la rendre conforme à la loi, et éviter toute dérive conduisant à la non potabilité. Le consommateur n’a aucun intérêt à se précipiter vers des eaux en bouteilles, qui ne présentent pas moins de risques, et qui rendent l’eau extraordinairement plus chère.

Plus d’un millier de composants peuvent se retrouver dans notre eau potable, soit pour des raisons naturelles (métaux, et autres minéraux, organismes vivants), soient pour des raisons humaines (chimie). Il existe plusieurs familles de composés qui sont répertoriées soit par famille chimique soit par famille d’usage :

Bactéries, virus Métaux Autres minéraux PCB (Polychlorobiphényles ) HAP (Hydrocarbure Aromatique Polycyclique) COHV (Composé Organique Halogéné Volatile) Produits pharmaceutiques (médicaments…) ...

Nous trouvons également une classification par usage :

Pesticides Solvants Médicaments Désinfectants ...

Les listes ne sont pas exhaustives, et cerise sur le gâteau, certains produits peuvent appartenir à plusieurs catégories, soit parce que ce sont des mélanges, soit parce que ce sont naturellement des molécules simples liées à plusieurs classes chimiques, ou d’utilisation quand ce n’est pas tout à la fois. La créosote en est l’exemple parfait. Ce produit, qui pouvait être obtenu par distillation de la houille ou de certains pétroles, était largement utilisé autrefois pour traiter les traverses de chemin de fer et les poteaux EDF, ou de téléphone. C’est un pesticide violent, contenant plusieurs HAP.

Les composants naturels ou synthétiques, s’ils sont en excès, peuvent rendre l’eau non potable. Nous sommes sensibles à la notion de poison. Notre perception historique du poison est son effet immédiat. Or, nous commençons à percevoir que des poisons lents peuvent agir sur le long terme. Ils peuvent être naturels ou de synthèse. Ils peuvent être responsables de maladies chroniques, de cancers. Le professeur Bellepomme indiquait que les causes, environnementales pouvaient être partie prenante de 60 % des cancers. Parmi ces causes les pesticides tiendraient la première place. De plus, des associations entre certaines molécules peuvent générer des cocktails accélérateurs d’empoisonnement. Si les effets des molécules de synthèse sont peu connus, l’impact des cocktails n’est quasiment pas évalué, la difficulté de mise en corrélation est grande, la recherche très coûteuse.Toutefois, dans notre alimentation, l’eau potable est la partie la plus facile à contrôler, donc les non conformités sont plus faciles à suivre. C’est un élément simple, caractérisé par un composant unique. A l’opposé des plats cuisinés qui sont des assemblages de plusieurs produits, dont certains seront transformés en plusieurs étapes. Cela rend leur contrôle sanitaire beaucoup plus compliqué. Pour L’ANSES, les polluants que nous absorbons par l’eau de boisson représentent 10 % de notre apport journalier.

La généralisation de la chimie pour le bien être de l’homme s’est faite aussi sous la bienveillance de Saint Pognon. La nouvelle molécule est très souvent miraculeuse...

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