En 2003, un Français moyen produit 450 kg de déchets par an, ce qui représente 24,5 millions de tonnes par an en France (1,77 Mt en Midi-Pyrénées). En principe, un déchet est un résidu inutilisable, mais que trouvons-nous dans nos poubelles ?
Selon l’ADEME, nos poubelles contiennent :
- 29 % de matières organiques ;
- 27 % de papier et carton ;
- 16 % "divers" ;
- 13 % de verre ;
- 11 % de plastiques ;
- 4 % de métaux.
En réalité, 55 % de ces déchets sont fermentescibles (les matières organiques sont indispensables pour nourrir les sols afin de leur permettre de nourrir les végétaux que nous mangeons) et 80 % sont recyclables ! Le verre est même réutilisable tel quel (où sont les consignes d’antan ?) L’essentiel de nos "déchets" n’en est pas et pourtant, la majeure partie part à l’incinération ou en centre d’enfouissement.
Quand la volonté politique est présente, les résultats sont concluants : l’Etat du Massachussetts a réduit ses déchets toxiques de 50 % grâce à des planifications obligatoires pour les entreprises ; l’Irlande a réduit de 90 % en un an la consommation de sacs de caisse en les taxant ; à Dilbeek (Belgique), une bonne information et une facturation par foyer ont permis de réduire la production de déchets de 65 %... Plus près de nous, le SICOVAL, aux portes de Toulouse, a réussi à faire baisser la production de déchets de plus de 20 % en trois ans, grâce à une politique volontariste d’information et de tri sélectif menée depuis des années.
éviter les emballages inutiles : ils constituent 40 % de nos déchets ! C’est possible en faisant ses courses avec un panier, un filet, une caisse, un carton... ; acheter fruits et légumes (de saison et produits localement) vendus au détail ; préférer les grands conditionnements pour les denrées non périssables que l’on peut stocker par exemple en bocaux de verre et surtout éviter les mini-dosettes (café, sucre en poudre...) ; éviter les goûters en suremballage individuel (gâteaux, yaourts, compotes...), les acheter en gros paquet et les mettre dans une boîte réutilisable ;
préférer les emballages en verre, papier ou carton et réutiliser ceux qui peuvent l’être ; réutiliser les sacs plastiques et les finir comme sacs poubelle ;
éviter les produits jetables (piles, stylos, rasoirs, appareils photos...), préférer les produits réutilisables ou rechargeables ;
composter les déchets fermentescibles (épluchures, mauvaises herbes...) ;
réutiliser, réparer, vendre ou donner les objets au lieu de les jeter (échanges de proximité, ressourceries, vide-greniers...).
Il est ainsi possible, par des gestes simples et accessibles à tous, de gagner en autonomie, de créer du lien social voire des emplois tout en protégeant notre environnement et notre santé.
Catherine Reymonet et Anne Kimmel, octobre 2004