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Engie engage le processus de fermeture de ses centrales à charbon au Chili

Montreuil, le 3 avril 2018 - La filiale d’Engie au Chili a annoncé la fermeture de deux unités de la centrale de Tocopilla ainsi que la signature de nouveaux contrats basés sur les énergies renouvelables [1]. Les deux unités concernées ne représentent néanmoins qu’environ 12% des capacités charbon que possède Engie au Chili. Cette annonce intervient après plusieurs mois de campagne de la société civile chilienne et française.

En janvier dernier, le gouvernement chilien a abouti à un accord avec les énergéticiens du pays pour stopper la construction de toute nouvelle centrale et mettre en place un groupe de travail pour planifier la sortie du charbon [2]. Les annonces d’Engie s’inscrivent dans cette dynamique, dans un pays au potentiel énorme en termes d’énergies renouvelables.

Cette annonce intervient après la publication d’un reportage photo témoignant des impacts sur les populations locales des activités de l’énergéticien français à Tocopilla et Mejillones [3]. 6 des 9 unités détenues par Engie au Chili, concentrées sur ces deux communes communément appelées “zones sacrifiées”, comptent en effet parmi les plus polluantes du pays. Celles de Tocopilla datent de 1960.

Après les récentes annonces du groupe sur le fait qu’il renonce à revendre ses centrales au Chili, ces mesures concrètes vont dans le bon sens. Néanmoins, ce n’est qu’un premier pas. Les deux unités qui vont fermer ne représentent que 12% des capacités charbon d’Engie au Chili. Nous attendons donc un plan de fermeture précis des autres unités. Il s’agit aussi de renoncer immédiatement à la mise en service d’une unité supplémentaire, totalement contradictoire avec l’impératif climatique et avec l’adhésion du groupe à l’Alliance internationale pour la sortie du charbon.“ réagit Cécile Marchand, chargée de campagne aux Amis de la Terre.

Les Amis de la Terre France rappelle à Engie l’impératif climatique de sortie du charbon d’ici 2030 pour tous les pays de l’OCDE [4] et lui demande la fermeture des unités les plus polluantes d’ici 2020. Engie devra également veiller aux enjeux de transition juste concernant les travailleurs et à inclure les communautés locales dans les discussions sur l’avenir des sites.

Cette annonce s’inscrit dans la même lignée que la fermeture de la centrale australienne d’Hazelwood en 2016 [5]. Les Amis de la Terre attendent du groupe qu’il prenne ses responsabilités de la même manière en Europe en renonçant à revendre ses centrales à charbon en Allemagne et aux Pays-Bas.

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