
Les tribunaux d’Orléans et de Versailles, dans des jugements historiques, ont relaxé les faucheurs volontaires : les fauchages relèvent de "l’état de nécessité". Cet état de nécessité "résulte de la diffusion incontrôlée de gènes modifiés qui constitue un danger actuel et imminent pour le bien d’autrui, en ce sens qu’il peut être la source d’une contamination et d’une pollution non désirée", a ajouté le tribunal. Ils protègent la société d’un grand danger, en application du principe constitutionnel ( Charte de l’environnement) du droit pour tous à un environnement sain.
Jusqu’à quand ? Décisions en appel.
Désobéissance civique
"Ce que les faucheurs volontaires dénoncent, ce sont les expérimentations et les cultures en plein
champ qui permettent la contamination irréversible des autres espèces végétales. Elles portent
atteinte au patrimoine de l’humanité.
Ce qu’ils dénoncent, c’est le brevetage du vivant qui mettra les paysans du Nord comme du Sud sous
la domination des entreprises biotechnologiques, ce qui au lieu de réduire la faim dans le monde,
risque de l’augmenter.
Enfin, ils dénoncent aussi l’abandon du consommateur à une politique de distribution alimentaire oublieuse du principe de précaution sans se soucier des conséquences sanitaires."
Pour la campagne 2006, 5 500 personnes sont prêtent à s’engager.
désobéissance civique, charte et adhésion