En marge du Grenelle de l’Environnement, les Amis de la Terre de Midi-Pyrénées ont organisé une conférence de presse avec Attac, Greenpeace Toulouse, Eau-Secours 31 et le collectif Ginestous 2000 pour demander un moratoire sur les incinérateurs en Midi-Pyrénées
En marge du Grenelle de l’Environnement, les Amis de la Terre de Midi-Pyrénées ont organisé une conférence de presse avec Attac, Greenpeace Toulouse, Eau-Secours 31 et le collectif Ginestous 2000 pour demander un moratoire sur les incinérateurs en Midi-Pyrénées
Nous avons présenté le rapport d’expertise réalisé par l’ARTAC , l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse intitulé "EXPERTISE NATIONALE CONCERNANT LES ALTERNATIVES A L’INCINERATION ET AUX DECHARGES : ASPECTS ENVIRONNEMENTAUX , SANITAIRES ET SOCIO-ECONOMIQUE"
Ces documents seront remis à Monsieur Moudenc , Maire de Toulouse, à Monsieur Douste Blazy Président de la Communauté d’Agglomération du Grand Toulouse, à Monsieur Pierre Izard Président du Conseil Général de la Haute Garonne et à Monsieur Martin Malvy Président de la Région Midi-Pyrénées.
Alain Ciekanski Président des Amis de la Terre de Midi-Pyrénées
Conférence de Presse le Samedi 6 Octobre 2007 COMMUNIQUE
L’Ecologie est au centre de nos préoccupations car elle engage le devenir des sociétés humaines. Le gouvernement organise un « Grenelle de l’environnement ». En réponse, de nombreuses organisations organisent des « Grenelle citoyens » pour obtenir des mesures significatives dans des domaines où la poursuite des politiques actuelles provoque des effets irréversibles ou difficilement réversibles sur l’environnement et la santé. Voilà pourquoi nous demandons un moratoire sur les incinérateurs.
De nombreux médecins dont le Professeur Belpomme, Président de l’ARTAC, les associations de « l’alliance pour la planète » se sont regroupés pour demander ce moratoire et organisent dans plusieurs villes de France une conférence de presse avant de remettre un rapport dénonçant ces incinérateurs aux responsables politiques des collectivités territoriales.
Nous vous invitons à une conférence de presse où vous seront remis les documents que nous remettrons aux élus concernés.
Les dossiers seront remis aux :
Ø Maire de Toulouse, Ø Président de l’agglomération, Ø Président du Conseil Général, Ø Président du Conseil Régional.
GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT A TOULOUSE : DEMANDE DE MORATOIRE
L’urgence écologique est aujourd’hui reconnue par la plupart des responsables politiques, des scientifiques et de la population. La politique de gestion des déchets est un élément important sur lequel nous pouvons agir.
C’est pourquoi toutes les associations regroupées dans le cadre du Grenelle de l’environnement dans « l’alliance pour la planète » prônent un moratoire sur les incinérateurs au même titre que trois autres moratoires, sur les OGM, le nucléaire et la construction de nouvelles voies autoroutières.
La France détient le triste record d’incinérateurs d’ordures ménagères en Europe, et est le second au monde après le Japon, au détriment de méthodes alternatives. Pourtant il existe des risques sanitaires et environnementaux reconnus, tant lors de l’incinération que de l’utilisation des matériaux résiduels. Pourtant, le coût énergétique est déplorable. Pourtant, il existe de grands intérêts socioéconomiques à privilégier des méthodes alternatives.
Souvent les responsables des collectivités sont confrontés dans leur choix à des forces de pression contradictoires, celle des industriels de l’incinération, des cimentiers, et celle des associations de citoyens. Souvent, c’est le Préfet qui tranche soumis à la pression du lobby des multinationales des services délégués. Ainsi, les élus et responsables administratifs des collectivités assument une décision impopulaire, dangereuse de surcroît.
L’incinérateur est en fait un brûlot géant duquel s’échappent de très nombreuses substances toxiques et/ou cancérigènes : particules carbonées, gaz acides (SO2), chlorure et fluorure d’hydrogène (HCl et HF), oxyde d’azote (NOx), monoxyde de carbone (CO), gaz carbonique (CO2), gaz à effet de serre, métaux dits lourds (cadmium, thallium, plomb, mercure, etc.), substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR), telles que dioxines, furanes, PCB et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ainsi que nombreux composés organiques volatils aux effets mal connus. Ces substances se retrouvent soit dans les fumées soit dans les résidus solides (mâchefers).
La mise aux normes pour les dioxines et les métaux lourds ne signifie donc en aucun cas la disparition des risques sanitaires et environnementaux.
Citons par exemple l’acidification des écosystèmes, la toxicité respiratoire et cardiovasculaire, l’émission des CMR, etc.
Entre autre, l’utilisation de mâchefers comme sous couche pour la construction des routes ou de remblais doit être immédiatement interdit.
D’autres méthodes existent, la non production de déchets ménagers (un kilo par jour et par personne…), le tri à la source, e tri second de type mécano biologique, le traitement des déchets résiduels avec méthanisation.
L’exemple de Toulouse et la région est significatif : destruction des méthaniseurs il y a quelques années, une politique du tout incinérateur, des unités surdimensionnées pour traiter des ordures de toute la région au mépris du coût de transport, etc.
La dégradation de la planète, la contrainte écologique nous rattrapent. C’est pourquoi nous appelons à la mise en place d’autres politiques énergétiques de traitement des ordures ménagères, afin de fermer au plus vite ces usines obsolètes et dangereuses.
Alain Ciekanski : Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées François Simon : Attac Toulouse Greenpeace Toulouse Anne Bouzinac : Eau-Secours 31 Noelle Noury : Collectif Ginestous 2000
