Comme la rade de Lorient est longue... comme la Marine Nationale a ses territoires... bien des immersions sont proche de l’île de Groix ’île encerclée" ?
ETAT DES LIEUX
Les immersions en mer au Pays de Lorient sont légions ! D’une part, le port militaire a immergé sans compter, avec sa zone de tir maritime, ses trois fosses réservées pour des dépôts d’explosifs (cf.carte maritime pour les surfaces). Un article dans Le Télégramme (18 août 2004) indique 10 000 tonnes d’ypérite ou gaz moutarde immergées dans des fûts en béton.
Le port militaire a immergé ses boues de dragage sous sa seule responsabilité pendant longtemps. Les immersions des vases du port de commerce pouvaient sembler peu de chose à côté de cela. Ce qui expliquerait un certain laisser aller dans la manière de penser la toxicité de ces boues.
L’ancien site d’immersion Les Courreaux a reçu 3 millions de tonnes de déblais depuis 1937. Robin des Bois en 2001 se pose la question du suivi de cet amoncellement de vases avec métaux lourds, TBT, et autres polluants.
Le nouveau site d’immersion depuis 1997, peut recevoir par an jusqu’à 200 000 m3 et cela pendant 30 ans. Ce site est proche de Groix et donc concerne de près cette île et la zone Natura 2000. Si les seuils de toxicité sont plus stricte depuis peu, l’ensemble des vases immergées sont comme une bombe à retardement pour Robin des Bois. (OUEST FRANCE 19 Février 2001).
Il est clair qu’actuellement les autorités ne prennent pas en compte l’effet cumulatif de toutes ces immersions et sa gestion pour reconquérir des fonds marins de qualité.
AUTRES CONSTATS
La procédure réglementaire pour l’immersion de boues de dragage sollicite l’avis de la municipalité où se fait le dragage et l’avis des communes concernées. Une curiosité locale veut que la commune de Lorient avec ses deux ports statue sur la nécessité de draguer. Seul Groix et Ploemeur jugées concernées, statuent sur l’immersion. Cela depuis des années !
Des commissaires enquêteurs sont sollicités par des préfets en France lors des procédures de demande de dragage et d’immersion. Mais jamais au Pays de Lorient ? !
Pourtant c’est bien lui qui peut entendre toutes les remarques sur l’état et les effets des déversements antérieurs par les professionnels de la mer. Ce qu’une étude datée ne peut faire. C’est bien lui qui peut s’assurer de la légalité de toute la procédure et donc de ces manquements.
La DDE supervise les analyses de prélèvement avant le dragage, elle est responsable du suivi de la campagne de clapage. Elle est très au fait de toute la réglementation et du contenu des vases . La DDE va-t-elle se mettre à communiquer au public, aux associations comme toute administration ouverte à la démocratie participative ?
Il a très souvent été dit : ce que fait la Marine Nationale est secret défense. Il est difficile de croire que tous les militaires sont ignorants des risques du TBT…etc.. Il est difficile de croire que le Préfet ne se soucie pas : d’environnement et de santé publique, de garantir le respect du sens de la réglementation française, de s’assurer du bon fonctionnement de la démocratie. La Préfecture va-t-elle prendre en compte une globalité et changer de cap ?
On peut aussi se poser la question des positions de la Préfecture Maritime, de la Préfecture de la Région Bretagne, de la DRIRE, du Conseil Départemental d’Hygiène ( CDH) au cours des années passées... ?
QUESTION :
La Communauté d’Agglomération du Pays de Lorient pourtant engagée dans un agenda 21 et du développement durable, s’est peu penchée sur ce dossier. Va-t-elle se réveiller ?
Pour information complémentaire :
Au Pays de Lorient
En France