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Inauguration du barrage du Gabas : les associations manifestent

31 juillet 2007,
Par Hélène Gassie

L’inauguration officielle du barrage du Gabas, à Gardères- Eslourenties, ce vendredi 27 juillet, a été une nouvelle occasion pour les opposants regroupés dans les associations signataires de manifester contre cet aménagement illégal et dangereux de 20 millions de m3 d’eau .

Le 22 mars dernier la Cour administrative de Bordeaux a jugé illégale la délégation de maîtrise d’ouvrage par laquelle l’Institution Adour et la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne apparaissent dans une collusion d’intérêts manifeste et préjudiciable aux contribuables. Cette décision remet en question, de fait, la Décision d’Utilité Publique de 2000.

La politique du passage en force de l’Institution Adour, constante de bout en bout dans cette affaire, concerne également la sécurité du réservoir : l’arrêté préfectoral du 13 mars 2007, « considérant les incidents survenus lors de la construction du barrage et les incertitudes qui demeurent quant à son comportement. » oblige à une surveillance renforcée de la digue, implantée dans un environnement marécageux, peu stable.

En manifestant sur le site au moment de l’inauguration, les associations dénonçaient aussi la politique de fuite en avant des élus locaux qui soutiennent la monoculture du maïs irrigué, ignorant à la fois l’intérêt général et les objectifs européens de bon état écologique des eaux en 2015. Elles réclament une réorientation de la gestion de la ressource en eau qui favorise une politique qualitative et de prévention, et non pas seulement quantitative. Jean-François Hamont des Amis de la Terre, président du CAET, pense que « Cela revient à donner à boire à un alcoolique » et surtout que « L’actuelle politique de la « chasse d’eau » soutient des cultures gourmandes en eau et en intrants chimiques en période d’étiage, relâchant subitement des volumes considérables qui ravagent la faune et la flore en emportant les berges des rivières. »

Face à l’anachronisme de ces aménagements destructeurs des milieux, spécificité des politiques de l’eau en Adour- Garonne, les associations demandent une gestion démocratique qui préserve l’avenir des rivières sauvages et la mise en œuvre d’une autre agriculture.

Collectif Adour Eau Transparente, ANPERTOS Pyrénées, ATTAC 65 et Comminges, Ende Doman, Gabas Nature et Patrimoine, Les Amis de la Terre France, la SEPANSO Béarn, les Verts Béarn et Pays Basque.

Contact presse : Caroline Prak 01 48 51 32 22

photos Pierre Coudouy www.coudouy.com

http://gabas.lautre.net



article LaRépublique des Pyrénées

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