Le barrage, d’une puissance annoncée de 400 MW, entraînerait le déplacement forcé de plus de 50.000 personnes dans 61 villages, et la perte d’immenses superficies de terres agricoles. Bien que le projet ait été lancé il y a sept ans, aucun plan de réinstallation des populations déplacées et de réhabilitation n’a été rendu public, en violation de la loi.
Des rapports du Gouvernement Central de Madhya Pradesh, du Gouvernement fédéral d’Inde et du Ministère allemand de la Coopération et du Développement attestent les violations légales, et mettent en évidence les impacts négatifs du projet.
Aussi grave, de nombreuses irrégularités financières ont été constatées dans son montage financier.
En conséquence, plusieurs entreprises occidentales se sont déja retirées du projet : c’est le cas de Siemens, Bayernwerk, VEW Energie en Allemagne, ou encore Bechtel, PacifiCorp. ou Ogden Energy (Etats-Unis). Les agences d’assurance-crédit allemande et portugaise, Hermès et COSEC, et plusieurs partenaires financiers dont HypoVereinsBank, ont également décliné leur participation. Alstom reste la dernière multinationale impliquée. « Nous sommes convaincus que ce projet serait désastreux pour Alstom même, compte tenu de la situation de l’entreprise, commente Sébastien Godinot des Amis de la Terre. Alstom a besoin de projets sûrs et sans risques financiers, c’est exactement l’inverse ici ».
« Le barrage de Maheshwar aurait des conséquences financières et sociales désastreuses, ajoute Alok Agarwal, de l’ONG indienne Narmada Bachao Andolan. Nous demandons donc à Alstom de se retirer du projet. Tant que les recommandations de la Commission Mondiale des Barrages ne seront pas respectées, nous nous battrons contre ces projets qui ne respectent pas nos droits ».
Contact presse :
Sébastien Godinot, Les Amis de la Terre : 01.48.51.18.92 / 06.68.98.83.41



