Concrètement, les nouvelles dispositions permettront au citoyen français d’obtenir diverses informations environnementales détenues par les acteurs publics mais également par les acteurs privés investis d’une mission de service public. En outre, pour une plus grande efficacité de ce dispositif, les nouvelles mesures assurent au citoyen d’obtenir les documents dans des délais relativement courts.
A la différence du Traité d’Aarhus, qui portait aussi sur l’accès du public aux informations environnementales et que la France avait déjà ratifié, la Directive impose un cadre exigeant et précis. Elle prévoit par exemple que la confidentialité commerciale ne devra plus faire obstacle au partage des informations. Selon Majda Bouchanine, chargée de campagne aux Amis de la Terre, « Les acteurs sollicités par les citoyens ne pourront plus se cacher derrière la sacro-sainte règle de confidentialité pour rejeter une demande d’information. Ils seront désormais obligés de dissocier les informations d’un même document pour mettre à disposition toutes celles qui ne portent pas directement atteinte à la confidentialité commerciale. Cela devrait assurer une plus grande transparence sur les éléments qui intéressent directement les requérants ».
Pour les Amis de la Terre, cette Directive marque aussi une nouvelle étape dans leur travail pour plus de transparence des projets garantis par la France dans les pays en développement. L’agence française de crédit aux exportations, la Coface, gère pour le compte de l’État les soutiens publics aux exportations françaises, ce qui soumet cette partie de ses activités aux obligations de la Directive. Selon les Amis de la Terre, qui dénoncent les impacts environnementaux des projets en question, cette Directive constitue une garantie fondamentale pour introduire un peu plus de transparence dans des projets encore trop marqués par l’opacité.
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