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Koal kozh - Préserver les populations végétales adaptées au terroir

Koal kozh, c’est un « vieux chou » en breton et le « bien commun » en russe, parce que des variétés ancestrales de légumes disparaissent et qu’elles appartiennent à tous ceux qui veulent les faire vivre, paysans, jardiniers ou consommateurs.

Alain Rousseau, paysan bio à Groix, après la gabegie des marchés à terme sur le chou-fleur, monoproduction standardisée, a compris la nécessité de préserver les variétés de terroir plus adaptées et diversifiées. Depuis 10 ans, avec René Léa et d’autres, ils ont initié en Bretagne la sélection participative sur les semences potagères grâce au soutien de Véronique Châble, chercheuse à l’INRA de Rennes.

Pied de nez à la législation

Koal kozh, après un an d’existence, permet de recenser, préserver, améliorer et échanger des semences de plantes potagères, céréalières ou fourragères  : seul sont rémunérés le temps passé, la mise à disposition de la terre et des outils, pied de nez à la législation qui interdit à la vente les semences paysannes. Oignon de Roscoff ou d’Erdeven, choux de Lorient, cocos de Pont-Labbé ou de Belle-Ile sont autant de variétés de choux-fleurs recensées sur la zone littorale. Les plantes varient d’un village ou d’un producteur à l’autre. Le chou-fleur d’Alain sera court et trapu, bien raciné pour résister au vent, encapuchonné par des feuilles pointues alors que les fleurs de René, qui voyagent, seront aériennes et les feuilles enveloppantes. Koal kozh est membre du Réseau Semences Paysannes.

> HÉLÈNE GASSIE


Article issu de la Baleine 154, juin 2008.

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