Démocratie interne ? Le rassemblement de l’AG est fait pour choisir ensemble une ligne de conduite sur la base de textes envoyés à l¹avance et discutés dans les groupes mais modifiables dans un échange attentif. Le fait que la liste pour le Conseil Fédéral arrive à l¹AG avec un programme tout ficelé est une aberration . Illogique aussi le fait que la liste soit bouclée alors que les votants ne choisissent pas vraiment les candidats, ils ne connaissent souvent d¹eux que ce que l¹on veut bien leur dire et n¹auront sur eux pratiquement aucun contrôle. ( ça vous a un parfum entêtant de parlementarisme... )
Cette AG a donc connu deux moments symétriques : Au moment du vote de la motion sur l¹arrêt immédiat du nucléaire, les AT-MP se sont appuyés sur le nombre pour squeezer le dialogue. Au moment de l¹élection du CF, la liste avait le nombre pour elle, ce qui lui a permis de squeezer le dialogue, d¹occulter toute l¹aberration de la procédure et de verrouiller l¹incompréhension avec les AT-MP, le plus vivant de nos groupes.
Le premier rôle des AT, c¹est de proposer une NOUVELLE façon de décider ensemble, c¹est ce qui donne une cohérence, une forte " transversalité " à nos objectifs divers. Or, c¹est justement sur la façon de décider ensemble que nous sommes le plus timorés, le plus conformistes, le plus perméables au bourrage de crâne qui fait croire que compter les voix, c¹est ça la démocratie. Cessons de croire que le quantitatif peut régler tous les problèmes et portons notre attention sur la QUALITÉ des arguments.
Quelques leçons à tirer de cette expérience
L¹expérience des AG illustre la nécessité de ces règles. C¹est le moment où jamais de le comprendre : on ne peut pas imaginer cas d¹école plus parlants !
Forts de ces preuves, nous demandons que ce nouveau fonctionnement soit intégré aux statuts, pour le plus grand bien de tous.
tout le monde (dans la limite des places disponibles) peut assister à l’AG et donner son avis mais seuls votent les délégués des groupes qui se sont déplacés pour participer à une synthèse attentive. Ceux qui n’ont pas pu venir s’arrangent pour communiquer leur point de vue à un des participants qui leur rendra compte de la discussion.
les membres du Conseil sont présentés par des groupes, mandatés par l’AG et élus un par un.
si les liens sont plus consistants entre le local et l’émanation nationale nous serons une ONG solide et tous les membres sentiront le besoin de faire circuler les infos, ex : les groupes consulteront plus systématiquement le site et y enverront leur contribution.
Des solutions financières au hiatus local/national On ne peut accéder au qualitatif que si les problèmes quantitatifs sont réglés en toute honnêteté. Parlons donc finances.
La quote-part
le groupe local doit payer au national ce que chaque adhérent coûte, plus un chouia pour le fonctionnement.
La quote-part donne le sentiment d¹appartenir à un ensemble solidaire.
Elle donne aussi un droit de regard naturel et responsable sur ce qui se décide au national.
Le financement reversé aux groupes
Par contre le niveau national doit présenter ses projets de campagne aux financeurs, institutionnels ou fondations, non pas en disant : nous avons un ou une stagiaire super compétent(e) sur le créneau mais bien : nous nous appuyons sur les réalités locales grâce à l¹expérience de nos groupes composés de leaders d¹opinion super innovants ! .
Cet argument est le plus solide qui soit : tous les accords sur l¹environnement reconnaissent comme préalable à tout progrès, la responsabilité des acteurs dans le " contexte ".
Donc, sur l¹exemple de l¹exemplaire campagne habitat /transports, tout commence par la consultation des groupes et une partie du financement doit être lié à cet aspect. Le développement du réseau doit être lié à la commande de campagne pour que celle-ci ait un impact.
Le financement reversé aux groupes leur donnera les moyens de faire connaître leurs idées et leurs actions. Actuellement les AT MP se débrouillent pour éditer seuls leur Feuille Verte tandis que l¹équipe nationale trouve normal que seuls les documents élaborés " professionnellement " au niveau national aient les honneurs de la publication. Les AT-Poitou paient leur quote-part mais nous n¹avons pas le temps de nous approprier la doc nationale. Par contre, nous devons payer de notre poche les photo copies couleurs de notre " CAP sur Utopie " qui pourtant à nos yeux fait un sérieux ménage dans les idées reçues, préalable à toute réflexion. Nous sommes aussi souvent sollicités pour des actions ou des publications collectives locales : où prenons-nous l’argent ? Un a priori oppose injustement local et universel : non, il n¹est pas nécessaire de " monter à Paris " pour avoir des idées dignes d¹être répercutées !