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La santé environnementale pour les Amis de la Terre Vaucluse

Selon l’OMS la santé est un état de complet de bien être physique mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. La définition de la santé environnementale proposée par le bureau européen de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1994 lors de la conférence d’Helsinki, « la santé environnementale (environmental health) comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. Elle concerne également la politique et les pratiques de gestion, de résorption, de contrôle et de prévention des facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la santé des générations actuelles et futures ».

Pour les Amis de la terre, l’être humain ne peut rester en bonne santé que si la société que l’on construit reste en adéquation avec ses valeurs, ses besoins et ses capacités.

La société actuelle est une société productiviste basée sur l’exploitation de l’homme et de son environnement. Sa fonction première est de produire des richesses matérielles souvent superflues par rapport aux besoins essentiels du plus grand nombre. Ces « richesses matérielles » ne sont jamais évaluées au niveau de leur nécessité (rôle dans l’épuisement des ressources et la production des déchets) ni des risques potentiels environnementaux et sanitaires. La surveillance ne se faisant qu’a postériori quand les dégâts sur l’environnement et la santé sont évidents.

Ce type de société n’est pas un modèle soutenable à long terme. La société nécessaire à une bonne santé se doit de respecter certaines règles et certaines limites. Ces limites consistent à éviter l’exploitation des plus pauvres pour une surconsommation des plus riches ce qui a des effets délétères sur la santé des deux parties. Ces limites sont également nécessaires au respect et à la survie en bonne santé des générations futures.

Si nous ne voulons pas courir toujours derrière les dégâts que nous causons pour tenter de les réparer par des méthodes encore plus irresponsables, ce qui a un coût énorme en argent, en santé et en souffrance nous devons faire les choix réfléchis en amont.

Il est nécessaire de rappeler que l’homme est issu de ce monde, qu’il est fortement dépendant de son environnement, que tous les êtres vivants sont capables d’évolution et d’adaptation mais que ces capacités sont soumises à des impératifs inhérents à leur constitution. Ces impératifs sont entre autres le temps nécessaire, la quantité à assimiler et la qualité des éléments auxquels ils doivent s’adapter :

I- Le temps

Le temps d’adaptation est le premier impératif qui n’est plus respecté aujourd’hui où tout doit changer vite pour innover et produire de nouveau. Les conséquences ne se sont pas fait attendre. 1 exemple : les modifications extrêmement rapides de l’alimentation et du mode de vie ont généré dans tous les pays une explosion du diabète des obésités. 2 exemple : la perte des valeurs culturelles traditionnelles avec le rejet de notre histoire, des connaissances de nos anciens et de toutes les connaissances qui ne sont pas du domaine scientifique ont participé à la perte de repères d’une partie non négligeable de la population et a favorisé une explosion des addictions des marginalisations et des exclusions avec en corollaire les pathologies qui leurs sont associées.

II-La quantité :

L’organisme humain comme tout être vivant a ses limites et ses systèmes de détoxifications et son métabolisme ne peuvent traiter les quantités de nouveaux produits déversés chaque jour dans notre environnement. Le dépassement de ces capacités génère beaucoup de pathologies inflammatoires, allergiques, autoimmunes, cancéreuses ou neuro dégénératives

III-La qualité ou plutôt la nature de ce que nous avons à assimiler est capital pour notre santé :

Il y a des éléments qui ont des répercussions beaucoup plus importantes que d’autres. Nous manipulons actuellement des technologies d’une puissance extrême qui ont des répercussions irréversibles sur l’environnement et la santé humaine : le nucléaire, les biotechnologies avec notamment les OGM diffusés dans l’environnement et les nanotechnologies.
Ces technologies nécessitent une gestion spécifique au niveau de la recherche, de la traçabilité, de l’expertise et de la responsabilisation. Par les transformations profondes et irréversibles qu’elles engagent elles nécessitent une information objective, contradictoire et compréhensible par tous et doivent être soumises à la consultation citoyenne.

L’homme est loin de comprendre et de dominer le fonctionnement de la nature et il est nécessaire de nous rappeler les interactions permanentes des êtres vivants entre eux et du monde vivant avec la nature. L’homme est, par sa position en au bout de la chaine alimentaire, particulièrement vulnérable et chaque nouveau produit répandu dans l’environnement se retrouvera un jour dans son organisme.

Il est nécessaire de rapidement modifier nos raisonnements et de se poser la question des priorités et des besoins essentiels à la bonne santé du plus grand nombre.

Nous demandons que la santé (au sens large défini plus haut) soit une référence prioritaire notamment dans l’agriculture l’agroalimentaire l’industrie et la recherche.

Cela est nécessaire si nous voulons une population saine physiquement moralement et socialement.

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