Editorial
Un premier essai de bulletin pour le tout
nouveau groupe départemental des Amis de la Terre de la Haute Savoie. Notre groupe
vient tout juste de se constituer et compte
désormais une quarantaine d’adhérents,
dont nous espérons rapidement porter le
nombre à une centaine d’ici la fin 2005.
La composition du bureau est à découvrir ici
Le groupe s’inscrit dans la démarche nationale et internationale des Amis de la Terre dont le site internet vous donnera toutes les indications utiles : http://amisdelaterre.org C’est dans cette perspective que nous allons conduire des actions locales permettant d’améliorer et de sauvegarder l’environnement dans le département, de peser sur les politiques publiques en matière de déchets ou de transports par exemple, et de mener toutes les actions judiciaires utiles pour empêcher le saccage des zones naturelles et obtenir le respect effectif du droit de l’environnement.
Un préfet qui ne répond pas…
Monsieur le Préfet ne répond pas à nos
demandes de rendez vous pour le moment. Il
faut dire que nous voulions l’entretenir de
sujets qui fâchent : le plan départemental
d’élimination des déchets qui fait toujours la
part belle à l’incinération et est parfaitement
inadapté à la logique du développement
durable en prévoyant un nouvel incinérateur à
MARIGNIER, ou la question de la démolition
du chalet FREQUELIN dans le désert de Platé,
qui aurait dû être démoli du fait des décisions
de justice intervenues, y compris de la Cour de
cassation, et qui demeure en l’état : il faut dire
que cette personne doit bénéficier d’appuis
politiques importants… A suivre !
Cale sèche de SEVRIER
Pour permettre la mise en cale sèche du
LIBELLULE, et donc financer une
activité purement privée qui a pris le
risque d’exploiter un bateau , alors qu’elle
n’avait pas les moyens d’assurer sa
maintenance sur le Lac d’ANNECY, le
Syndicat du Lac (SILA) a prévu de
financer une cale sèche à SEVRIER. Son
président, Pierre Hérisson, grand
pourfendeur des lois montagne et littoral,
prévoit une saignée de 67 mètres de long
sur 15 de large dans le Lac. Les Amis de la
terre s’insurgent contre ce projet tant sur
le plan écologique que sur le plan
politique : c’est à l’exploitant de payer : pas
au contribuable. Il va falloir que M.
HERISSON nous dise sur quel article
des statuts du SILA le public doit
subventionner le privé… Alors que le
même ne parle que libéralisation et
concurrence !
L’ISERNON sur la bonne voie…
Après l’action des écologistes annéciens
sur le dossier de la pollution de l’ISERNON,
affluent du Thiou, traversant les communes
de Cran Gevrier, Annecy, et Seynod, une
véritable prise de conscience a eu lieu et un
travail est sérieusement avancé pour
dresser le bilan de la qualité des eaux,
identifier les mauvaises pratiques, détecter
les pollutions, identifier les points noirs
(campement des gens du voyage,
pollutions agricoles, zone industrielle de
Vovray, etc.). Une belle avancée pour une
action cofinancée par les trois communes,
et qui avait donné lieu à des actions sur le
terrain, bien relayées par les médias
locaux, scandalisés de ces taches d’huile
qui se jetaient dans le Thiou, et provenaient
des cars CROLARD.
Tunnel du Mont Blanc, derrière
l’absence de sécurité, les projets
autoroutiers…
Pendant les trois mois de procès à
BONNEVILLE, Rémi CHARDON n’aura eu de
cesse de confirmer qu’il n’y connaissait rien en
matière de tunnels… Et qu’il s’était préoccupé
de politique autoroutière. On ne saurait mieux
dire : plutôt que d’investir dans la sécurité,
CHARDON, avec l’appui de tout le personnel
politique haut savoyard, avait pour objectif
d’utiliser la fantastique marge bénéficiaire de
l’ATMB pour financer les deux autoroutes A 400
et A 41, absolument non rentables, mais que
l’on pouvait « adosser » à l’exploitation du TMB,
dont la concession serait prolongée… Pour cela
il fallait que les camions passent sans s’arrêter.
D’où les menaces de Pierre BREUIL, préfet, à
l’encontre de Michel CHARLET, maire de
Chamonix qui voulait interdire les camions le
jour de la journée sans voiture en 1998. Il faut
dire que ancien collaborateur de CHARDON à
la MAIRIE de PARIS, du temps de CHIRAC,
puis directeur de cabinet de Bernard PONS,
ministre de l’équipement, et président… de
l’association des amis de Jacques CHIRAC,
n’avait rien à leur refuser.
Chapeau bas Mme LASTERA !
Le refus de Mme LASTERA, juge
d’instruction à ALBERTVILLE, de
se dessaisir du dossier de la pollution
de l’incinérateur de GILLY SUR
ISERE, grand émetteur de dioxines
(jusque 12.850 fois la norme
autorisée) doit être salué. Elle a
refusé de céder aux pressions qui
auraient permis d’aller endormir le
dossier à MARSEILLE, loin de
victimes, pour le plus grand profit de
M. Albert GIBELLO, maire d’Alberville et de
Michel BARNIER, mis en cause par
la Chambre de l’instruction de la cour
d’appel de CHAMBERY.
La Baleine des Lacs - n°1- 25 Avril 2005
