Tout ce qui se lit aujourd’hui dans la presse sérieuse nous renvoie à l’idée de l’aggravation, autrement dit de l’accélération du phénomène du réchauffement climatique... La question que les scientifiques se posent est celle de la réponse de la nature à une politique radicale de la production de gaz à effet de serre est la concrétisation positive de cette réduction sur le réchauffement. Autrement dit, n’est il pas trop tard déjà ? La difficulté de la question est qu’elle n’a aucune réponse à l’heure actuelle qui soit crédible. Fort heureusement d’ailleurs car d’aucuns en concluraient qu’il ne sert à rien de faire quelque chose, et qu’il suffit d’attendre le naufrage final. En réalité, c’est une motivation encore plus forte qu’elle doit faire naître chez les écologistes de ne plus laisser passer une minute sans rien faire pour que nos concitoyens imposent un changement significatif de nos modes de vie à nos gouvernants.
La SOBRIETE VOLONTAIRE, comme mode de relation économique et humaine est sans aucun doute l’un des sujets les plus pertinents que les écologistes doivent appréhender et faire vivre au quotidien.
Mais nous en sommes encore bien loin : nos élus se gargarisent avec l’autoroute A 41 qui restera comme l’un des derniers chantiers des dinosaures politiques que sont les élus UMP de ce département...Et ils n’acceptent de débattre du réchauffement climatique que dans la mesure où il leur permet de vendre du nucléaire aux pays émergents et de nous placer le futur réacteur EPR. Comme si le nucléaire allait répondre à l’enjeu essentiel qui est celui des TRANSPORTS en matière de production de dioxyde de carbone ! De ce point de vue la France vend des centrales nucléaires et des AIRBUS ; peut on faire pire sur le plan environnemental ?
Samedi 18 mars de 14 à 18 h, Maison des syndicats, 29 rue de la crête 74960 CRAN GEVRIER, formation sur les documents d’urbanisme et le contentieux des Plans locaux d’urbanisme, les Schémas de cohérence territoriale, etc. Après le succès de la formation généraliste de décembre, il convient de se donner les moyens de connaissance permettant de comprendre les enjeux de ces documents, et les moyens de faire annuler les documents irrespectueux de l’environnement = anéantissement des zones humides, etc. Inscription : haute-savoie@amisdelaterre.org
Samedi 15 avril, manifestation à CHERBOURG contre la nouvelle centrale nucléaire EPR Pour organiser un départ groupé, veuillez contacter Michel POUSSARD à DOUSSARD à l’adresse suivante : renee.poussard@wanadoo.fr.

Cette revue bimestrielle suisse de langue française est une véritable mine d’informations en matière d’écologie. Les dossiers sont particulièrement fouillés, la présentation attrayante, et n’oubliant pas les conseils pratiques.
Au menu du numéro de janvier 2006, un excellent dossier « sur la piste d’une mobilité différente ».Vincent KAUFMAN, professeur de sociologie urbaine, rappelle que « lorsqu’une personne dispose d’une voiture et d’une ligne de transport public de bonne qualité prés de chez elle, elle opte en général pour l’automobile » . Il en tire comme conséquence à partir de l’examen détaillé de la situation dans plusieurs villes suisses et françaises que « compte tenu des systèmes de valeurs en place, les usagers en situation de choix modal plébiscitent l’automobile. Les ménages et les entreprises planifient massivement leur installation en fonction de l’accessibilité routière. Dès lors si les pouvoirs publics veulent enrayer la montée inexorable de l’automobile, ils ne peuvent pas se limiter à améliorer les transports en commun. En plus d’agiter la carotte, ils doivent aussi brandir le bâton : mettre en place une politique d’aménagement du territoire musclée qui amarre la croissance urbaine aux axes de transports en commun et appliquer une politique restrictive à l’égard de la voiture, en commençant par réduire les places de parking en ville ».
Dans la rubrique « Perspective », l’anglais George MONBIOT propose un « plaidoyer pour une organisation mondiale du commerce équitable ». Critiquant la branche des altermondialistes qui considèrent qu’il faut adopter des mesures protectionnistes qu’il appelle « localisationnistes » pour lesquels rien de ce qui est produit localement ne devrait être importé, il affirme que « le libre marché et le localisationnisme condamnent de nombreux pays pauvres à rester prisonniers du rôle de pourvoyeurs de matières premières bon marché au monde riche ». Faisant le constat que le système actuel ne peut fonctionner que parce que les prix des produits n’incluent pas les coûts tels que les dommages à l’environnement et le vol des ressources, qui sont « externalisés » sur le dos des peuples du Sud et des victimes du réchauffement climatique, il plaide pour une « Organisation mondiale du commerce équitable OMCE » dont le rôle serait de permettre un développement équilibré des pays du Sud, dans le cadre d’une relation commerciale équitable avec le Nord. « Si par exemple une entreprise alimentaire basée en SUISSE souhaite importer du cacao de COTE d’IVOIRE, elle devrait pouvoir démontrer à l’OMCE que les plantations où elle a acheté ce cacao n’emploient pas d’esclaves, n’utilisent pas de pesticides interdits, ne s’étendent pas dans la forêt tropicale protégée et se conforment à tout autre standard que l’organisation aurait fixé. Ses performances seraient évaluées, à ses propres frais, par une entreprise de certification accréditée par l’organisation ».
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La Baleine des Lacs - n°20- 27 Février 2006
