Depuis la ré-ouverture du tunnel, et malgré les engagements des différents gouvernements, le trafic poids lourd n’a cessé d’augmenter au pied du Mont-Blanc.La situation actuelle est inadmissible : les vallées d’Aoste et de CHAMONIX sont les plus polluées des Alpes du Nord, et le trafic atteint des pointes de plus de 2600 camions par
Nous refusons de nous résigner !
Afin de rappeler à tous les décideurs que les
populations, au Mont-Blanc comme ailleurs,
refusent toujours la politique du tout-camion, nous
occuperons à nouveau le carrefour de la Vigie,
lieu symbolique de la résistance, chaque mercredi
de 18 à 20 heures.
Les militants seront présents, comme ils l’ont été durant deux ans et demi, pour informer la population, réagir à l’actualité, montrer leur détermination.
Les « mercredis de la Vigilance » reprennent le 22 mars ; venez nombreux apporter votre soutien à notre combat, faites circuler l’information, afin que cette « reprise » soit une réussite.
+ de 100 !
Nous nous étions fixés l’objectif de dépasser les 100 adhérents au 31 décembre, il nous aura fallu attendre la fin février pour atteindre cet objectif. Pour autant notre satisfaction n’est pas moindre. Preuve de ce dynamisme du groupe de la HAUTE SAVOIE, l’organisation de l’assemblée générale nationale des AMIS DE LA TERRE à ANNECY les 12, 13 & 14 mai 2006...
AUTOROUTE A 41 :: le ttemps de la coordination s’’annonce ::
Fidéle à son attachement à la démocratie participative, Monsieur le préfet CARON n’aura pas voulu faire traîner la réunion du comité de suivi de l’autoroute A 41. A 18 heures ce jour là, il avait sans doute une réunion avec les parlementaires UMP pour recevoir les dernières consignes sur les dossiers du département et pas trop de temps à répondre aux questions des associations 1 comme celle concernant le coût de l’autoroute.
En effet, comment l’autoroute peut elle être moins chère maintenant qu’il y a 15 ans ? Il y a trois réponses :
En tous cas, M. CARON n’a pas répondu....
Quant aux associations, elles relèvent la tête après l’annonce d’un financement intégralement privé de l’autoroute. Elles constatent d’abord que la question des conséquences de l’autoroute sur la ressource en eau révèle, après l’enquête publique de sérieuses inquiétudes, partagées par les maires non inféodés à l’UMP. Elles voient que les engagements de l’Etat en matière d’intégration de l’autoroute dans le site sont foulés aux pieds par ADELAC (il faut bien faire des économies). Comme le disait si souvent l’ami André CHARVEYS, trop tôt disparu : « est il d’utilité publique que l’Etat viole les engagements de l’Etat ? »
Enfin, une majorité d’habitants commence à se rendre compte que l’autoroute renforcera encore le mal logement dans l’agglomération annécienne, soumise à une bulle spéculative immobilière qui ne demande qu’à être à nouveau alimentée par les genevois.
Au programme des AMIS DE LA TERRE en ce début 2006, la mise en laison de toutes les associations locales et le lancement des contentieux qui permettent de stopper ce projet ringard et malfaisant.
CALE SECHE DE SEVRIER : un soutien de poids !
Un parlementaire a posé au gouvernement une question écrite d’une particulière pertinence à propos de la cale sèche de SEVRIER. Sans souci partisan, nous sommes dans l’obligation de reproduire les termes de celle-ci, tant elle est frappée au sceau du bon sens, « A ce titre, le SILA exploite, dans le cadre de la concession, un équipement permettant de sortir de l’eau ces bateaux en vue de leur entretien et de leur contrôle afin d’obtenir le permis de navigation. Les contraintes liées au fonctionnement de ces équipements sont de plus en plus lourdes pour des contrôles qui n’ont lieu que tous les cinq ans. De plus, des évolutions techniques permettent dorénavant de procéder aux contrôles d’épaisseur de la coque et d’étanchéité de l’arbre de l’’hélice sans mise à sec systématique des bateaux, qui est une opération lourde nécessitant des équipements spéciaux. Le gouvernement envisage-t-il de modifier la réglementation en ce domaine pour assouplir les règles applicables aux bateaux à passagers et de permettre les contrôles sous-lacustres par plongeurs ? (...) Par ailleurs, je me permets de vous faire remarquer que tous les équipements de cale sèche ont été construits au XIX° siècle et que ce sont ces installations ellesmêmes qui posent des problèmes de sécurité. On ne peut demander aux transporteurs qui sont souvent de petites compagnies, d’investir dans des équipements qui ne servent le plus souvent qu’une fois tous les cinq ans. Il y a là un véritable problème qui pourrait être réglé par le simple recours à des technologies modernes plus fiables qu’un simple examen visuel. »
Qui a écrit cela ? Bernard BOSSON, Dominique VOYNET, Noêl MAMERE ? Réponse ici.
Maintenant qu’il n’y a plus rien à attendre du débat au SILA au cours duquel Pierre HERISSON a vendu la mèche en reconnaissant que la véritbale raison d’être de cet équipement était la construction de bateaux ( CECCON veut se reconvertir ?), les associations Lac d’ANNECY ENVIRONNEMENT et les AMIS DE LA TERRE vont donc déférer devant le Tribunal administratif l’arrêté préfectoral autorisant les travaux... Comme nous l’a si bien dit le préfet CARON « vous n’avez que cela à faire... » ; décidément obéir au représentant de la République dans le département est une ardente obligation pour les écologistes...
ALTERNATIVES INTERNATIONALES
Pour ceux qui sont intéressés par les enjeux
internationaux d’un point de vue écologiste, la
revue ALTERNATIVES INTERNATIONALES est une mine de
renseignements comparable à sa garnde soeur
ALTERNATIVES ECONOMIQUES... Le
numéro de mars 2006 propose en particulier un
dossier sur le développement durable fort
intéressant, ainsi qu’une analyse du « virage à
gauche » de l’AMERIQUE LATINE, et un débat
sur « peut on exporter la démocratie ? ».
Dans tous les kiosques et http://alternativesinternationales.fr
SPECIAL OGM
Verdict de l’OMC : les Etats-Unis trompent le monde en criant victoire
Le verdict de l’OMC n’empêche pas les pays de limiter ou d’interdire les OGM. C’est ce qu’il ressort de la lecture du rapport que nous avons obtenu par une fuite.
Bruxelles / Washington - Les Amis de la Terre Friends of the Earth International mettent aujourd’hui sur leur site Internet le verdict confidentiel de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) concernant le conflit commercial sur les biotechnologies ou les aliments génétiquement modifiés.
Grâce à une fuite, les Amis de la Terre sont en possession d’une copie du rapport de 1000 pages distribué au début du mois uniquement aux pays impliqués dans le conflit. Nous publions aujourd’hui 28 février, une analyse préliminaire de ce rapport, dans le document intitulé “Looking behind the US spin” - derrière la propagande des Etats-Unis.
Grâce à cette fuite, nous pouvons affirmer que :
Pour Juan Lopez, coordinateur de la campagne OGM des Amis de la Terre International, « le verdict de l’OMC n’est pas une victoire pour les Etats-Unis et les géants des biotechnologies. Chaque pays devrait donc continuer à mettre en place des réglementations strictes pour protéger ses citoyens et l’environnement face aux risques que posent les plantes modifiées génétiquement ».
Pour les Amis de la Terre, l’OMC n’est pas et ne devrait pas être l’organisme chargé de régler les conflits entre les règlements commerciaux et la protection de l’environnement. En effet, elle ne reconnaît pas le principe de précaution, pourtant reconnu internationalement, et elle base ses décisions uniquement sur des considérations commerciales.
Dans le rapport, on peut lire d’autre part que :
Pour Adrian Bebb, chargé de la campagne OGM
des Amis de la Terre Europe :
« C’est justement pour cela ce que l’OMC ne voulait
pas que l’opinion publique puisse prendre
connaissance de ce rapport. En effet, il est clair à sa
lecture que les multinationales des biotechnologies
qui se cachent derrière l’OMC, ont raté l’objectif
qu’elles s’étaient fixées. Les partisans de la
libéralisation des marchés avaient besoin d’une
victoire nette dans ce conflit, pour pouvoir obliger les
gouvernements de l’Union Européenne et des pays
en voie de développement à accepter les OGM.
C’est raté. Maintenant, il serait temps que tout le
monde reconnaisse que l’OMC avec ses
préoccupations strictement commerciales, est
vraiment le dernier endroit qui devrait décider de ce
que nous mangeons ou comment nous protégeons
notre environnement ».
1 - Comme lorsqu’il a fait fuiter dans le Dauphiné Libéré la carte de la ligne de partage Loi montagne Loi littoral alors qu’aucun conseil municipal n’avait délibéré, mais que Bernard ACCOYER publiait dans le même numéro le point de vue de la Ville d’ANNECT LE VIEUX. Bel exemple du plus pur hasard...
Réponse : c’est Pierre HERISSON dans une question écrite au Ministre des transports en 2001. Pourquoi ne l’a t’il pas reposé à son copain PERBEN ?
La Baleine des Lacs - n°21- 6 Mars 2006