Contre la politique du secret, un débat pour les 20 ans de TCHERNOBYL, le 20 avril 2006...
NUCLEAIRE encore et toujours le secret !
Pendant que le peuple manifeste son opposition au CPE, le députés votent dans la plus grande discrétion la poursuite de la politique de secret dans le nucléaire. Ils ont décidé le 30 mars de créer une Autorité de sûreté nucléaire, dirigée par 5 personnes dont 3 sont désignées par le Pdt de la République, le Pdt du Sénat et le Pdt de l’assemblée nationale... Ses membres seront désignés pour 6 ans : la droite et le lobby nucléaire seront donc tranquilles jusque 2012... Même en cas de victoire de la gauche et des écolos aux élections nationales de 2007, AREVA, EDF et le commissariat à l’énergie atomique n’auront pas de souci à se faire...D’autant que les deux autres membres seront désignés en fonction de leur compétence dans les domaines de la sûreté et de la radioprotection. Vous imaginez aisément que l’on ne nommera pas l’ami Roland DESBORDES, le thonain président de la CRIIRAD, mais deux Ingénieurs des Mines qui auront fait toute leur carrière dans une entreprise nucléaire...
Quant au choix du site d’enfouissement des déchets nucléaires, on s’achemine, faute d’avoir tenté autre chose, vers l’enfouissement en profondeur sur le seul site de BURE, alors que la Loi BATAILLE prévoyait l’étude de plusieurs sites pour pouvoir comparer et choisir. On a dépensé 900 millions celui de BURE : les députés choisiront BURE ou BURE...
Cela s’appelle la démocratie, cela se passe en FRANCE, et l’on s’étonne que les citoyens n’aillent plus voter...
Et le réchauffement climatique ?
Pour redorer son blason, à longueur de pub, EDF nous vante les bienfaits de l’électricité nucléaire pour la nature... Elle oublie évidemment les déchets et quelques autres risques de pollution...
Mais pour autant, le lobby nucléaire tente de prendre les écolos à revers sur la base de leur propre revendication sur la lutte primordiale contre le réchauffement climatique ; autrement dit, le nucléaire est il un moyen efficace de limitation des gaz à effet de serre ?
Nous débattrons de cette question stratégique avec André LARIVIERE du Réseau SORTIR DU NUCLEAIRE, venez NOMBREUX !
Calendrier
RAFFARAY : une première analyse des recommandations du bureau d’étude
La remise en état de la décharge abandonnée du RAFFARAY à SEYSSEL pourrait connaître une certaine avancée. Le Bureau d’études a rendu son rapport que les AMIS de la TERRE ont obtenu de M. MONTEIL, président de la communauté de communes de SEYSSEL. Le scénario 1 prévoit l’enlèvement de tous les déchets pour 2.500.000 euros, dont 1.425.000 euros pour leur...incinération. Le scénario 2 prévoit la pose de filets en amont et le nettoyage du seul « goulet » de plusieurs mètres de haut qui obstruent le cours du torrent (325.000 euros). Le scénarion 3 du même type technique reviendrait à 306.000 euros...
Nous allons poursuivre notre pression pour que ce scandale écologique prenne fin dans un délai raisonnable. Le Conseil général qui a maintenant en charge la gestion des déchets et dispose d’un excédent budgétaire de plusieurs dizaines de millions d’euros doit mettre la main à la poche pour réhabiliter cet affluent du RHONE, dans un secteur classé en Zone naturelle d’intérêt Faunistique et floristique.
Rendez vous sur le site,
comme l’année dernière, le
dimanche 18 juin pour le
second appel du RAFFARAY...
Pierre HERISSON, la voie de la sagesse rudologue
Interrogé au Syndicat du Lac d’ ANNECY (SILA), le 27 mars sur la surcapacité manifeste de l’usine d’incinération de CHAVANOD (de l’ordre de 30,000 tonnes par an, ce qui « permet » de brûler des ordures de MARIGNIER, CHAMBERY et GILLY SUR ISERE, Pierre HERISSON a tenu un discours dont la sagesse a été saluée par l’assemblée.
Pierre HERISSON reconnaît que l’Usine de CHAVANOD dispose de 20 à 25% de capacité excédentaire.Il confirme que la construction d’un second four à MARIGNIER est à revoir dans le cadre d’une coopération interdépartementale avec la SAVOIE et avec GENEVE pour assurer une continuité de l’incinération dans un contexte de réduction du volume des déchets à incinérer du fait des politiques de tri sélectif que les collectivités territoriales engagent un peu partout.
Quelques mois après la publication du Plan départemental d’élimination des déchets qui estime la construction de MARIGNIER indispensable, cette prise de position laisse pantois : 6 ans d’étude pour aboutir à un schéma qui est d’ores et déjà abandonné !
Quelle crédibilité accorder encore à l’administration qui a élaboré ce document de programmation ?
Et toujours aucune solution crédible pour les déchets ultimes et aucune initiative du Conseil général dans ce dossier sensible !
On ne sait que dire en recevant la superbe plaquette en quadrichromie du Conseil Général, envoyée avec son mensuel pour vanter le Plan départemental de la HAUTE SAVOIE...
Bonnes siestes, Messieurs et Madame... On vous réveillera quand les poubelles déborderont rue Dupanloup...
La Baleine des Lacs - n°23- 10 Avril 2006