Réunion de rentrée des Amis de la Terre de la HAUTE SAVOIE, le Jeudi 7 septembre 2006 à partir de 18 heures 30, à la Maison des syndicats, 29 rue de la crête 74960 CRAN GEVRIER.
Nous y ferons le point des nouvelles de l’été et bien entendu en premier lieu de la publication du décret d’application de l’amendement permettant de découpler l’application de la Loi montagne et de la Loi littoral sur les bords des lacs de montagne.
Bien entendu, cela a eu lieu pendant les vacances, un 1er août : mais que fallait il attendre d’autre de MM. ACCOYER, HERISSON et complices ?
Bien entendu, Bernard BOSSON est monté aux rideaux et a promis d’engager tous les recours possibles.
Bien entendu, les associations de défense de l’environnement vont se regrouper et encore et encore alerter et mobiliser.
Mais cette fois-ci, ne faut il pas franchir un pas de plus ?
Désigner les coupables et leur secouer les oreilles ?
Nous savons que les recours juridiques mettront des années pour être examinés.
Nous savons que leur issue tient à un fil : celui de la violation d’une obligation formelle qui n’aurait pas été respectée.
Nous savons que dans un état de droit digne de la convention européenne des droits de l’homme, les citoyens ont droit à un procès équitable dans un délai raisonnable.
Et nous savons que la démocratie française est à ce point mal en point qu’elle ne respecte pas ce principe :
Une récente illustration nous est fournie avec le dossier de la ZAC des ERABLES à VETRAZ MONTHOUX où l’ami Christian CURDY et l’association des amis des VOIRONS, avec la compétence de Eric ROCHER THOMAS viennent d’obtenir gain de cause devant le Tribunal administratif de GRENOBLE cinq ans après les faits !
Il y a beau temps que la ZAC est construite. Quant à la plainte pénale, elle a donné lieu à un non lieu, alors que le Tribunal administratif reconnaît comme une évidence que la ZAC est implantée sur une zone humide !
Alors c’est d’abord de plus de démocratie que l’écologie a besoin dans notre pays.
Démocratie judiciaire par des moyens réels donnés à la magistrature pour s’attacher à rendre une justice dans un délai raisonnable ; en particulier pour la justice administrative
Démocratie politique évidemment car une victoire de l’UMP aux élections présidentielle et législative nous donnerait le traitement de l’écologie que Bernard ACCOYER adore : Au karcher pour les em... d’écologistes qui empêchent la poursuite du progrès technique qui réglera tous les problèmes de la société.
Et par le plus grand mépris pour l’information des citoyens et le débat contradictoire comme on l’a vu dans le dossier de la modification de la Loi littoral lors du débat avec Th. BILLET sur 8 Mont Blanc : « cette loi ne change rien »....
Alors avant le 31 décembre 2006, vérifiez que vous êtes bien inscrit sur les listes électorales : Sinon, faites le.
Personne ne pourra plus dire comme en 2002 qu’il ne savait pas...
Rappelons que deux sénateurs de HAUTE SAVOIES : MM. HERISSON et CARLE et la plupart des élus locaux de HAUTE SAVOIE avaient pactisé avec le Front National autour de l’inénarrable Charles M. pour conserver à droite le Conseil régional de RHONE ALPES.
Les Amis de la Terre font de l’écologie politique. Ils vous invitent à prendre la mesure politique de la destruction de l’environnement et des engagements des uns et des autres en ce domaine.
Les écologistes sont un mouvement de pression important, mais un nain politique comme le rappelait justement récemment Nicolas HULOT. Il nous appartient de faire cesser cela...
LOI LITTORAL : la réaction des associations de défense de l’environnement
A l’initiative de quelques uns de nos élus hauts savoyards, un amendement modifiant les dispositions d’application de la Loi littoral et de la Loi montagne sur les rives des lacs de montagne de plus de 1000 hectares, a été voté le 23 février 2005 dans des conditions de confidentialité et d’opacité destinées à éviter toute contestation.
Le 1er août 2006 a paru avec la même discrétion, en pleine période de vacances estivales, le décret d’application de cet amendement qui indique comment sera concrètement effectuée la délimitation sur le terrain entre les zones soumises soit à la Loi montagne, soit à la Loi littoral.
La parution de cet amendement et de son décret d’application, a pour objectif évident d’encourager la spéculation immobilière et de permettre le développement du bétonnage des coteaux du lac.
La situation est d’autant plus étrange que dans le même temps, les mêmes élus à l’origine du texte, se présentent comme les sauveurs de notre patrimoine en élaborant le plus sérieusement du monde, d’une façon parfaitement contradictoire, un dossier destiné à obtenir le classement du lac d’Annecy au patrimoine mondial de l’UNESCO afin de le mettre en valeur et le protéger ... De qui se moque-t-on ?
Les onze associations signataires demandent avec force l’annulation de cet amendement suicidaire à la fois pour notre paysage, le tourisme local et la qualité de vie des résidents.
Elles affirment :
Associations signataires :
Amis de la Terre, Association Lac d’ANNECY Environnement, Association pour la Défense de l’Environnement contre les
Nuisances, Bien Vivre à Veyrier, Comité
Départemental de Randonnée Pédestre 74,
Comité de Réflexion sur l’Expansion de
l’Agglomération Annécienne, Cyclamen,
Fédération Rhône Alpes de Protection de la
Nature 74, Pax-Christi Annecy, Saint Jorioz Environnement, UFC-Que Choisir de Haute Savoie
La Baleine des Lacs - n°29- 29 Août 2006