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Calendrier
Nous avions présenté tout l’intérêt du livre de Yves COCHET « PETROLE APOCALYPSE » dans une précédente BALEINE DES LACS. Yves COCHET y détaille d’une part les caractéristiques du « Pic de HUBBERT », qui génère inéluctablement une hausse tendancielle insurmontable du prix du pétrole, mais également ses conséquences sociales et politiques. Il ne suffit pas de jouer les CASSANDRE, mais d’identifier les enjeux pour l’humanité et les moyens de redresser la barre, plutôt que de se complaire dans le déni : « On trouvera bien une solution d’ici là » ou dans le cynisme « Profitons en tant qu’il est encore temps ! »
Il est donc particulièrement important que le maximum d’entre nous puissent venir débattre avec Yves COCHET, le lundi 20 novembre 2006 à partir de 20 heures à la salle Eugène VERDUN à ANNECY (centre BONLIEU). La réunion est organisée par les Verts.
Prochaine réunion du groupe des Amis de la terre :
Jeudi 7 décembre à partir de 19 heures, avec la participation de Christian JEANTET , conseiller général socialiste, sur la question du Tunnel sous le SEMNOZ
Incinérateur de boues de stations d’épuration à ARENTHON
L’émotion suscitée par la nouvelle de l’implantation d’un incinérateur de boues d’une station d’épuration à ARENTHON a conduit à la signature massive d’une pétition. Devant cette levée de boucliers, il est tout à coup annoncé comme abandonné... Mais alors qui croire ? En tous ces ces atermoiements illustrent l’absence de politique des déchets au plan départemental. Par exemple, dans le cas présent, on sait bien que les boues de station d’épuration ne peuvent plus être utilisées comme engrais : il faut donc concevoir des installations de traitement des eaux qui limitent au maximum leur production. Pourquoi ne pas développer des stations à macrophytes dans les secteurs ruraux, plutôt que de s’engager dans la construction de grosses stations ?
Société industrielle des combustibles nucléaires (SICN) : une dépollution radioactive qui traîne...
Depuis 1958, la SICN a fondu [à deux pas de l’usine ALCATEL et de CARREFOUR] des centaines de milliers de tonnes d’uranium ; en dernier lieu, l’uranium « appauvri » utilisé pour les bombes de la première guerre du Golfe... Suite aux mesures de radioactivité réalisées par la CRIIRAD grâce au financement des VERTS, AREVA avait été obligée de reconnaître la sous-estimation du risque et d’engager des mesurages de la radioactivité résiduelle sur le site. A l’époque, Bernard BOSSON n’était pas encore persuadé que l’avenir des générations futures était une priorité morale et avait stigmatisé l’action inconsidérée des écolos. Et pourtant, comme nous avions raison ! Après un plan social très avantageux pour acheter la paix sociale après que certains salariés aient menacé de jeter de l’uranium dans le Lac, nous sommes maintenant dans la phase de dépollution... qui n’avance pas ! Pour un site où il n’y avait aucun problème et où le tract « TCHERNOBYL sur Lac » avait été violemment critiqué par la droite locale, on ne comprend pas qu’un vulgaire coup de pinceau dans les locaux à peine pollués prenne tant de temps ! Une fois de plus, aurions nous eu raison trop tôt ? En attendant, nous étudierons avec l’attention qu’elle mérite le plan validé par la Préfecture. Sans doute en demandant une expertise à la CRIIRAD.
Cale sèche de SEVRIER : en attendant le délibéré...
L’audience du tribunal administratif de GRENOBLE saisi en référé a eu lieu le 13 novembre 2006 à la requête de Lac d’Annecy Environnement et des Amis de la terre. Nous aurons le délibéré en fin de semaine. En résumé, nos arguments portaient sur la compétence juridique du SILA à réaliser la cale sèche, alors que ses statuts le lui interdisaient ; et la sous estimation de l’impact environnemental de cet équipement uniquement destiné au copain CECCON qui pourra se reconvertir en constructeur de bateaux. Ces évidences suffiront elles à convaincre le juge des référés ? Le recours est disponible sur le site internet des Amis de la terre en Haute-Savoie ; de manière à ce que chacun puisse se faire une opinion...
Autoroute A 41 : quand ADELAC tente d’acheter les associations.
On savait le groupe BOUYGUES capable de tout. On en a la preuve en apprenant que des émissaires proposent de l’argent aux associations en échange du retrait de leurs procédures. Des sommes rondelettes au demeurant, preuve que ADELAC n’a pas complètement confiance dans ses arguments. Comme cela semble avoir marché avec les agriculteurs, ADELAC essaie d’acheter les associations. Après tout EDF ne fait rien d’autre autour des centrales nucléaires...Nous y reviendrons.
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La Baleine des Lacs n°34- 14 NOVEMBRE 2006

