EDITORIAL
Le prix du baril n’arrête plus de flamber, porté par la surconsommation en CHINE et par l’absence de toute politique sérieuse d’économies d’énergie fossile depuis le premier choc pétrolier. En France, la situation se double d’un cynisme tout particulier, car le gouvernement en profite pour rendre « incontournable » la nécessité de poursuivre le programme électronucléaire avec le réacteur EPR. Pendant ce temps, les dérèglements climatiques se poursuivent alternant sécheresse et orages monstrueux, comme ceux rencontrés en Autriche et en Suisse ces derniers jours. Quant aux CONTAMINES, la commune championne de HAUTE SAVOIE des chalets construits sans permis de construire, elle a prouvé que ces dérèglements pouvaient vous frapper ICI et MAINTENANT.
Quelle sera la réaction des élus municipaux et départementaux ? Assistera t-on à un nouveau concours de l’autruche qui laissera son cou le plus longtemps dans le sable ? Ou un sursaut salutaire aura t-il lieu ? Le Conseil Général a pris des engagements en matière de développement durable. Nous serions heureux de constater qu’ils sont suivis d’effets.
Autoroute A 41 : on n’entend plus Bernard ACCOYER…
Extraordinaire preuve de l’incohérence gouvernementale, la décision brutale de VILLEPIN de privatiser les sociétés d’autoroute pour se faire de l’argent de poche, n’a donné lieu à aucune déclaration de Bernard ACCOYER quant à ses conséquences sur le financement de l’autoroute A 41 par l’AREA, société devenue privatisée. Faut-il rappeler que cette autoroute est la plus chère de France au kilomètre ? Nul doute qu’une société de capitaux privés hésitera à financer un projet dont l’étude par le Ministère de l’Equipement assurait que 30 ans d’exploitation finançait 10% de l’investissement…ou que l’A 41 était une simple liaison d’intérêt « régional ». Attendons donc l’issue du débat sur la privatisation des autoroutes, puis le cas échéant, la décision d’attribution de la concession. Celle-ci sera immédiatement contestée par les AMIS DE LA TERRE et l’Association pour la protection du Val de COPPONEX (APEC).
Cale sèche de SEVRIER
Comme nous vous l’avions annoncé, les AMIS DE LA TERRE ont déposé un recours gracieux contre la décision de construire la cale sèche de SEVRIER par le SILA. Le dossier est revenu devant le Bureau du SILA qui a acté que rien ne pourrait être entrepris tant que la redevance sur les passagers ne serait pas mise en oeuvre.
Pour le consulter, cliquez ici.
Attendons maintenant la réponse de Pierre HERISSON à notre recours gracieux.
TUMBACH à ANNECY : pour une fermeture administrative
Incinérateurs non conformes : arrêt au 28 décembre 2005
Les AMIS DE LA TERRE ont demandé au Préfet par courrier du 4 juillet 2005 de faire arrêter les incinérateurs qui n’auraient pas terminé leur mise aux normes le 28 décembre 2005. Rappelons que seul l’incinérateur de CHAVANOD, géré par le SILA, est actuellement aux normes européennes.
Avant de partir, Serge LEPELTIER, ministre de l’environnement, avait rappelé cette exigence aux préfets par voie de circulaire. Si tel n’était pas le cas en HAUTE SAVOIE, les AT seraient conduits à en demander la fermeture en urgence avec toutes les conséquences que cela entraînerait sur la gestion départementale des déchets. C’est aujourd’hui le seul moyen d’arrêter la course folle au « tout jetable » que de bloquer les capacités de traitement que l’on veut nous imposer pour justifier d’une fuite en avant toujours plus mortifère.
La Baleine des Lacs - n°7- 31 Août 2005
